Google en panne: panique sur le web

Google multiplie les pannes, mises à jour brinquebalantes… Les hackers s’en donnent à cœur joie. Va-t-il se faire coiffer au poteau par twitter ?


Le jeudi 15 mai, Facebook a été sujet d’une attaque d’hameçonnage (tentative de vol d’identité) qui a été neutralisée. Elle n’aurait touché qu’un «faible pourcentage» de ses utilisateurs, affirme un porte-parole du premier réseau social. Selon le réseau communautaire, toutes les attaques ont été neutralisées, les sites de phishing identifiés. Par mesure de précaution, les identifiants des utilisateurs victimes de ces attaques ont même été réinitialisés.

Twitter est plus fort que toi !

La même journée, Google a subi une panne technique, la 3ième depuis le début de cette année. Une info que nous avons, par ailleurs, signalée sur notre site au moment même de la panne (voir notre news) grâce aux messages des utilisateurs de twitter. En effet, une bonne partie des internautes se sont donné rendez-vous sur le réseau du petit oiseau afin de dénoncer la difficulté d’accès aux différents services de Google, voire leur totale interruption. Selon la firme de Mountain View, cette panne inopinée serait survenue vers 15 h GMT et n’aurait duré, en tout, qu’une heure. Pourtant, les commentaires des twitteriens affirment tout à fait le contraire : la panne aurait duré plusieurs heures.

C’est jeudi soir vers 20h15 GMT, 12h15 heures pacifique, que Google s’est expliqué dans une note publiée sur son blog officiel : «Une erreur s’est produite dans l’un de nos systèmes. C’est ce qui a causé la redirection d’une bonne partie de notre trafic Internet via l’Asie, créant en conséquence un encombrement. Environ 14% de nos utilisateurs ont eu un accès ralenti voire interrompu à nos services».

Quelle est l’origine de cette panne ? Google n’a pas répondu ! Mais des spéculations sont allées bon train mettant en cause une relation avec une mise à jour de Google News, le jour même de la panne. En effet, après être demeuré longtemps en version bêta, cet agrégateur d’informations a subi une refonte qui a permis de distinguer les différentes thématiques par un code couleur, une meilleure prise en charge des photos publiées avec les articles et l’introduction des vidéos émanant de Youtube.

Google enchaîne les problèmes

Les soucis techniques se succèdent mais ne se ressemblent pas. En janvier 2009, le moteur de recherche Google a noté toutes les adresses référencées comme étant des sites dangereux. Une panne qui aurait duré environs 55 minutes. Les raisons ? Une erreur humaine, nous avait-on répondu.

En février dernier, une opération de maintenance du service Google mail, service gratuit de courriel, avait provoqué une saturation en cascade des serveurs Gmail, le rendant inaccessible durant 3 heures.

Début avril, à cause d’une faille de DNS, l’adresse algérienne de Google ( http://www.google.dz ) a été redirigée sur un autre site. Fin avril, même faille utilisée pour l’URL tunisienne de la firme de Mountain View (http://www.google.com.tn) qui aurait subi une redirection sur un site web pirate :


Début mai, c’est au tour de l’adresse marocaine ( http://www.google.co.ma ) de subir une redirection. Les internautes se sont vu afficher ceci à la place de la page d’accueil de Google :


Il faudra bien mentionner que ces tentatives de piratage n’ont pas touché les serveurs de Google aux USA, ils ont seulement exploité des failles dans les DNS locaux.

Welid Naffati

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