El Hadhra 2013 à Carthage: Une présence record pour une copie moins flamboyante que l’originelle

 

L’amphithéâtre romain de Carthage a dépassé de loin sa capacité d’accueil au cours de cette soirée du jeudi 18 juillet 2013. Une présence record pour une nouvelle édition d’El Hadhra tant acclamée par le public. Ce dernier a gardé en mémoire une première édition exceptionnelle qui s’était déroulée dans les années 90 et une deuxième en 2010 avec son lot de shows, de nouveautés et de couleurs mais qui n’a pas tant plu, dans le temps… Fadhel Jaziri a voulu à travers El Hadhra 2013 se réconcilier avec ce public qui avait soif de sa création initiale mais qui n’a malheureusement pas égalé la splendeur de celle-ci…

El Hadhra originelle avec quelque chose en moins…

Cette nouvelle édition d’El Hadhra s’est voulue un retour à la création originelle celle des années 90, qui est restée dans les annales et fait désormais partie de la tradition populaire. Elle a redonné son âge d’or au style soufi, El Inchéd, invocations des grands saints et chants religieux dont les tunisiens s’avèrent de plus en plus friands.

Tous les ingrédients étaient présents les percussionnistes qui jouaient de leurs “Bandir” élément indispensable pour propager la transe qui accompagne les rythmes entraineurs et les chansons qui interpellent les saints et les prophètes. Les Monchidin en Jebba et les jeunes filles et danseurs qui accompagnaient le rythme en s’agitant au risque de s’évanouir tellement emportés par la cadence.

Etaient présents aussi deux chanteurs qui ont participé à la première hadhra, Hedi Donia qui a repris «Ala Rayess Labhar» et karim Chouaib «3a lallah Dilali». Tous les standards traditionnels de la Hadhra ont été repris au grand bonheur des spectateurs.

Cependant le spectacle ne valait pas la première édition, il manquait tous ces artistes qui sont aujourd’hui des stars, le show et les chorégraphies qui étaient étudiées et hautement spectaculaires, les personnages du fou, du porteur d’encens, de la danseuse et plusieurs autres qui sont restés dans la mémoire collective. Problème d’espace, de logistique ou manque de temps, le public qui a apprécié le spectacle est resté néanmoins sur sa petite faim.

Une présence qui a dépassé la capacité du théâtre

Le système de codes à barres établi pour éviter les fraudes a certes rempli cette mission mais a causé d’autres parts un ralentissement considérable lors de l’entrée des spectateurs. Les personnes qui sont arrivées après 9h devaient attendre plus qu’une demi-heure avant d’accéder aux gradins, chose qui a déplu et qui a causé un mécontentement qui a été exprimé avec colère.

Le spectacle a débuté vers le coup de 11h du soir et beaucoup de festivaliers ne sont entrés qu’une demi-heure plus tard avec plusieurs centaines qui ont été obligés de rester debout. Le théâtre était bondé et beau à voir, c’est certain, mais c’était bien évidement au dépend du confort des présents. Cela ne les a pas empêchés néanmoins de danser, chanter et profiter du spectacle.

Retrouvez ci-dessous quelques photos du spectacle ainsi qu’une vidéo résumée :

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Sara Tanit

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