Le Zoo du Belvédère crie au secours !

 

Le parc du Belvédère fut jadis le lieu de promenade et d’attraction préféré non seulement des Tunisois mais également d’autres citoyens venus des régions -et même des étrangers (touristes). On y organisait des bals, des courses d’automobile, des défilés militaires, etc. Avec son “plateau”, ce point culminant du parc, il offrait aux visiteurs un cadre agréable pour la détente et les loisirs, et réunissait tous les dimanches pique-niqueurs et joueurs de pétanque.

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Toutefois, au sein de ce paysage apaisant qui le glorifie, et toute cette verdure qui l’orne, résident en silence des stars à la retraite.

Qui d’entre nous n’est pas nostalgique au Zoo du Belvédère. Cet endroit magique qui berçait notre enfance et qui hébergeait, à un moment donné, plus d’un millier d’animaux se répartissant en 61 espèces de mammifères, 94 espèces d’oiseaux et 5 espèces de reptiles.

Un Zoo qui constituait un surplus animalier suffisant pour pouvoir assurer un stock de réserve de quelques espèces menacées d’extinction, et qui avait pour but de sensibiliser le public, en particulier par le biais des animaux présentés, à la protection de la nature et de l’environnement.

Mais qu’en reste-t-il aujourd’hui? Un vautour fauve qui fait sa toilette dans une cage trop petite pour lui permettre de voler, une famille de chimpanzés qui tourne en rond sur deux îlots avec un amas de pierres, un vieux lion qui souffre en silence et des macaques s’accrochant aux barbelés des cages sous le regard des visiteurs qui les nourrissent à coup de kaki?

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Au zoo du Belvédère, l’environnement naturel des animaux sauvages est rarement reconstitué. Les enclos manquent de place, ne sont pas suffisamment complexes et souvent ne permettent pas aux bêtes de s’isoler et se cacher du public. Un public constitué de jeunes comme adultes, se permettant de lancer kaki, pain et objets de toute sorte pour exciter et faire réagir les animaux qui peuvent bien leur être fatales.

Aujourd’hui, face à l’état du parc zoologique du Belvédère, on a une impression mitigée. Depuis quelques années, plusieurs espèces n’existent plus dans le parc, comme par exemple l’éléphant, la girafe, les guépards. Des enclos se trouvent vides, d’autres avec des animaux amorphes qui n’ont pas l’air épanouis. Les uns en bonne santé, les autres plutôt ayant l’air famélique.

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Tout autour, on s’aperçoit facilement des déchets jetés partout, des restes de jouets, des sachets et bouteilles en plastique dans les passages implantés de poubelles malheureusement vides.

Le pire, c’est que dans les enclos et les cages des animaux, on trouve les mêmes déchets mais aussi parfois des chats et des rats susceptibles de transmettre des maladies aux pensionnaires du zoo.

Un zoo qui semble être délaissé, avec l’eau des bassins qui est devenue verte et puante, et des barrières qui ne sont parfois pas adaptées aux animaux puisque certains se trouvent non seulement emprisonnés mais aussi amputés de leurs armures comme c’est fut le cas pour les cerfs et les gazelles écornés.

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Voici une vidéo qui illustre l’état du Zoo du Belvédère pendant les deux dernières années :

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Il parait que les pancartes de sensibilisation à la protection de l’environnement et des animaux qu’on trouve un peu partout tout au long du parc n’ont pas suffi à sensibiliser les visiteurs à prendre soin de ce symbole de richesse qui réunit faune et flore au parc du Belvédère.

Et parce que préserver l’environnement est une question de survie, et que l’homme ne vit pas tout seul et isolé, mais plutôt dans un environnement dont il est totalement dépendant, toute personne doit prendre conscience de l’importance de la protection du Zoo du belvédère.

Une remise en question auprès des citoyens et des unités responsables doit être urgemment entreprise.

A.A

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