Le premier tribunal fictif pour les femmes violentées

 

violence-14022013-130Dans le cadre du projet «une justice transitionnelle sensible au genre», l’Association tunisienne des femmes démocrates organise le premier tribunal fictif pour les femmes survivantes des violences en Tunisie.

Cette initiative est à l’origine de la dénonciation des violences faites aux femmes, tout en leur permettant de parler et d’évacuer leurs souffrances. Cette manifestation se déroulera au sein de la Faculté de sciences juridiques, politique et sociales de Tunis, et ce du 20 au 22 décembre 2013.

Ce tribunal portera sur quatre périodes essentielles, à savoir le régime bourguibien, le régime de Ben Ali, pendant la révolution et enfin après la révolution.

Ailleurs ou en Tunisie, la violence à l’égard des femmes est l’une des formes de violation les plus systématiques et les plus répandues des droits de l’homme. Cette violence touche toutes les femmes, indépendamment de leur âge, statut socio-économique, niveau d’éducation et région du monde.

Elle se manifeste dans toutes les sociétés et constitue un obstacle majeur à l’élimination des inégalités entre les sexes et de la discrimination à l’égard des femmes dans le monde. Elle est perpétrée dans différents lieux publics et privés, y compris au foyer, dans le quartier, que ce soit en milieu scolaire ou à proximité, dans la rue ou autre lieu public (marché, transport en commun), sur le lieu de travail (bureau, ferme agricole et usine), dans les administrations ou en milieu carcéral, comme les établissements correctionnels, les postes de police, les services sanitaires et les organismes sociaux.

Ce tribunal fictif n’aura ni statut officiel ni pouvoir coercitif, il entendra en revanche 20 femmes. Les juges sont choisis compte tenu de leur statut et de leur intérêt pour les droits humains des femmes. Parmi eux figurent des juristes, des artistes, des militants activistes des droits humains et des journalistes.

Les représentants de la presse ainsi que la police sont invités à assister au procès, et les audiences seront publiques. Les différentes violations des droits des femmes seront regroupées et considérées lors des différents ateliers. Le tribunal ne prononcera pas à la fin un jugement mais il émettra plutôt une proclamation politique publique.

 

A.A

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