Son iPad volé à Paris, il le retrouve à Oran

 

C’est l’histoire improbable d’un Français qui perd son iPad. Volé sur le lieu de son travail, il est sûr de l’avoir perdu à jamais, mais quelques semaines plus tard, il reçoit un SMS d’Oran d’un Algérien qui veut le lui remettre. Une histoire d’amitié qui voit le jour entre deux hommes suite à un vol d’un iPad que nous vous proposons de découvrir :

Le 20 septembre 2013, je me suis fait voler mon iPad, lors d’une pause café, dans une société de post-production dans laquelle je travaillais. Ce dernier était protégé par code, j’avais aussi la possibilité de lui mettre un message du type «cet iPad a été volé, merci de me prévenir avec mon numéro de téléphone» pour toute personne qui essayerait de s’en servir. Ce que j’ai fait, bien entendu.

«Je porte plainte, bien qu’il ne soit pas assuré. J’avais aussi la possibilité de le traquer, mais le voleur ne s’est jamais manifesté. Au bout d’un certain temps, j’étais convaincu qu’il était définitivement perdu.

Le 28 novembre, je reçois un SMS d’Algérie: “Salut ! Je suis un Algérien. Et je pense que vous avez perdu un iPad. Il est avec moi maintenant. Comment je peux te l’envoyer? C’est mon devoir dans ma vie”.

J’appelle immédiatement cette personne, mais impossible de lui parler, cet homme est bègue… Je lui envoie donc mon e-mail afin de pouvoir communiquer avec lui. Voici sa réponse :

“Bonjour! Je travail [sic] dans une boutique de maintenance des mobiles téléphoniques. Mon patron a acheté un iPad hier. Il m’a dit qu’il veux le vendre par pièces. Je suis un musulema, et je pratique ma religion, notre Dieu nous ordonne de ne pas faire du mal à d’autres et de ne pas volé n’importe qui. La vie humaine est très courte. Il faut profiter de faire du bien et d’aider les autres dans cette vie. mais je suis désolé, il y a des mauvais entre nous.

En tous les cas, moi je dois payer mon patron et je t’envoyer ton iPad. Je ne veux rien. C’est mon devoir dans ma vie. A bientot ami!”

Nous échangeons quelques mails. Il me parle de son handicap, je lui parle de ma vision des choses, que je ne suis pas religieux, mais que nous avons quand même des points communs sur la justice et l’honnêteté, que j’ai aussi beaucoup d’amis musulmans en France et de par le monde.

Il envoie ensuite l’IPad d’Oran à Alger chez une amie via un taxi. Il ne veut absolument pas d’argent. Mon amie le récupère et me le fait transférer d’Alger à Paris par une amie hôtesse de l’air».

Source : Rue89.com

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