Jabeur Mejri gracié, mais toujours pas libéré

 

jabeur-mejri-130Gracié mercredi dernier par le président de la République provisoire, Moncef Marzouki, le bloggueur Jabeur Mejri avait été condamné en mars 2012 à une peine de sept ans d’emprisonnement pour avoir mis en ligne sur les réseaux sociaux des caricatures «irrévérencieuses» du Prophète.

Des organisations tunisiennes et internationales actives dans le domaine des droits de l’homme ont exprimé vendredi leur vive préoccupation quant au maintien en détention du bloggueur Jabeur Mejri sous prétexte de l’existence d’une autre affaire de droit commun le concernant.

Dans une déclaration conjointe, les organisations signataires affirment qu’elles continuent à suivre de près l’évolution du dossier, notamment les suites que donnera la justice tunisienne à la demande de libération formulée par l’avocat de Jabeur Mejri.

Elles expriment la crainte que «cette nouvelle procédure ne s’inscrive dans la lignée du harcèlement judiciaire déjà subi par Jabeur Mejri, en violation des libertés fondamentales garanties par les instruments internationaux de protection des droits humains ratifiés par la Tunisie et la Constitution tunisienne».

La déclaration a été signée par la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme, la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, le Forum tunisien des droits économiques et sociaux, l’Organisation tunisienne pour la citoyenneté, le Comité de soutien de Jabeur Mejri L’Association Tahaddi, le réseau Doustourna et l’Association tunisienne de la femme démocrate.

Tekiano avec Tap

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