Banque mondiale : En Tunisie, 33% des jeunes entre 15 et 29 ans n’ont ni emploi ni éducation

 

Dans un rapport publié par la banque mondial intitulé : « Surmonter les obstacles à l’intégration des jeunes » il est proposé une analyse complète des obstacles sociaux, économiques, politiques et culturels rencontrés par les jeunes tunisiens.

Le rapport démontre que bien que la citoyenneté active et la participation civique chez les jeunes tunisiens soit essentielle pour maintenir la dynamique socio-économique positive et la stabilité politique du pays, il s’avère que très peu d’entre eux se livrent à une quelconque forme de participation politique, à l’exception des mobilisations pour les démonstrations.

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En fait, l’activisme des jeunes se fait de manière ad hoc, en dehors des institutions civiles et politiques formellement établies, et avec les médias sociaux comme outil de mobilisation.

Le rapport offre également une analyse des aspirations et besoins des jeunes tunisiens, en tenant compte à la fois des mesures économiques et non économiques de l’exclusion, qui sont à l’origine de la révolution. En-dehors du chômage, le rapport révèle également un niveau élevé de découragement chez les jeunes.

Le nombre total de jeunes âgés de 15 à 29 ans qui ne sont pas dans un système éducatif, sans emploi ni formation est estimé à 33 %, l’un des taux les plus élevés de la région. Parmi les sources de ce découragement, il y a les conditions du marché du travail, la mauvaise qualité de l’éducation, les disparités régionales et les préjugés sexistes en vigueur, pour n’en nommer que quelques-uns.

« La révolution a donné aux jeunes tunisiens un aperçu des possibilités », a déclaré Mme Gloria La Cava, spécialiste senior en sciences sociales à la Banque mondiale et auteur principale du rapport.

« La tâche de construire un nouvel avenir reste un objectif qui ne pourra être atteint par seuls les jeunes. Davantage d’efforts sont nécessaires pour réunir toutes les parties prenantes. Il s’agit notamment des prestataires publics et privés de l’éducation, la société civile, les décideurs et administrateurs du secteur public, les employeurs du secteur privé, le secteur émergent des ONG impliquées dans le domaine de l’emploi des jeunes, les autorités locales et surtout, les jeunes tunisiens.»

Découvrez ce rapport pour de plus amples détails : http://www.banquemondiale.org/fr/country/tunisia/publication/tunisia-breaking-the-barriers-to-youth-inclusion

Tekiano avec BanqueMondiale.org

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