Tunisie : La Fédération nationale de l’information et de la communication dénonce la marginalisation du secteur des TIC

Au cours d’un point de presse qui s’est déroulé à l’UTICA le 28 janvier, la Fédération nationale de l’information et de la communication a dénoncé le peu d’intérêt que le gouvernement tunisien portait au secteur des nouvelles technologies en Tunisie. Une situation inquiétante, d’autant plus qu’il s’agit d’un secteur générateur d’emplois et d’investissements étrangers dans le pays.

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Kais Sellami, président de la Fédération nationale des TIC, Taoufik Halila, président de la Chambre nationale des intégrateurs des réseaux télécom, et Karim Ahres, responsable de l’INFOTICA, ont tous les trois émis un constat accablant quant à la situation d’un secteur dans la conjoncture économique actuelle.

Le débat a porté sur l’environnement politique et les challenges à relever du secteur, mais aussi sur les grandes tendances qui marqueront l’année 2015, sur le positionnement du secteur des TIC sur les marchés africains et internationaux, et enfin, sur le plan d’action de la Fédération pour faire aboutir les décisions du projet «Tunisie Digitale 2018». Ce dernier, qui s’étend sur 5 ans, a été élaboré selon une approche participative et consensuelle lors des travaux du séminaire tenu à Korba à la fin du mois dernier qui fait suite au séminaire tenu à Tabarka en juin 2013.

«Ce projet tourne autours de 6 grandes axes stratégiques : la gouvernance, le e-business, l’offshoring, les e-services, l’innovation et l’entrepreneuriat et l’infrastructure numérique. Bien qu’il y ait eu des décrets, mais encore faut-il qu’ils soient appliqués dans la réalité», précise Karim Ahres, qui évoque au passage le manque de crédibilité du gouvernement face à des promesses d’emplois lancées à la va-vite, à une mauvaise gestion des ressources, ou encore au recours à des logiciels et à des services émanant d’entreprises étrangères, au détriment des sociétés tunisiennes.

«Pourtant, le numérique pourrait être une locomotive qui boosterait l’emploi pour des milliers de jeunes ingénieurs qui sortent des ISET chaque année et qui se retrouvent du jour au lendemain sans emploi», déplore M. Ahres.

Il a par ailleurs adressé un message au nouveau gouvernement, en lui rappelant l’importance du secteur des TIC, notamment du haut débit qui devrait reposer, selon lui, sur une stratégie nationale afin que la fibre optique puisse équiper toutes les entreprises, même dans les régions les plus éloignées de la Tunisie.

Voici son témoignage où il évoque en détail la plupart des problèmes rencontrés par la Fédération nationale de l’information et de la communication :

S.B.N

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