Les établissements d’enseignement supérieur tunisiens à la conquête du Sénégal

Courant janvier, l’Institut International du Numérique et de l’Audiovisuel dirigé par Kais Mabrouk a intégré le voyage de promotion des établissements tunisiens d’enseignement supérieur organisé au Sénégal par la CONECT qui gérait toute la logistique de déplacement à Dakar.

senegal

Accueillis par l’ambassadeur de Tunisie au Sénégal, les différents responsables des établissements tunisiens pouvaient rencontrer diverses personnalités locales de l’enseignement ainsi que des représentants de syndicats patronaux sénégalais pour promouvoir leurs produits et discuter concrètement de la mise en place de projets pour faciliter l’accès des établissements d’enseignement supérieur tunisiens aux jeunes étudiants sénégalais.

“Je tiens tout d’abord à remercier la CONECT pour l’excellence de l’organisation de ce voyage de promotion à Dakar qui nous a permis de rencontrer des personnes-clés de l’enseignement supérieur local et de nouer des contacts excessivement intéressants pour l’avenir”, déclare Kais Mabrouk à son retour en Tunisie…

Le premier responsable de l’IINA regrette pourtant l’avance qu’avait pris le Maroc sur la Tunisie en terme de facilité de flux d’étudiants entre le Sénégal et le Maroc: “Notre nouveau gouvernement doit prendre en considération qu’il est primordial de promouvoir la Tunisie comme une destination du savoir en Afrique. Nous possédons ici en Tunisie d’excellents établissements d’enseignement supérieur, privés ou publics, et nous devons par tous les moyens faciliter l’entrée des jeunes Africains en Tunisie. Le Maroc a environ sept ou huit ans d’avance sur nous en ce domaine…”

Kais Mabrouk préconise la mise en place en Tunisie d’une structure similaire à Campus France, un Campus Tunisie qui promouvrait l’enseignement supérieur, l’accueil et la mobilité internationale. Il rappelle également que tous ces jeunes diplômés africains deviendraient pour nous de véritables Ambassadeurs lorsqu’ils parleront positivement de la Tunisie.

“La Tunisie et le Sénégal se ressemblent beaucoup. Deux pays émergents qui ont plus ou moins le même nombre d’habitants, la même superficie et une répartition identique d’emplois entre services et secteur agricole… Nous avons tout à gagner en investissant dans ces jeunes qui ramèneront dans leur pays les graines tunisiennes du savoir qui germeront au Sénégal, certes, mais dont les fruits seront également récoltés en Tunisie”.

Kais Mabrouk rappelle aussi que la Tunisie doit faire de gros efforts pour mieux accueillir ces jeunes étrangers africains, souvent mal considérés: ” Ne nous voilons pas la face, les Tunisiens ne sont pas forcément très accueillants avec ces jeunes étrangers africains qui ont des difficultés pour se loger, par exemple, et qui souffrent de rejets souvent apparentés à du racisme…”

Pour contourner ces difficultés, l’IINA s’engagera dès la rentrée prochaine à soutenir ses étudiants africains dans la recherche de logements décents et à les aider dans leur vie quotidienne pour qu’ils se sentent bien reçus en Tunisie et bien intégrés…

“Nous allons également faire appel à une structure locale sénégalaise pour faire la promotion de l’IINA sur place… Il est important pour la Tunisie d’être considérée en Afrique comme une véritable plateforme du savoir… Le numérique et l’audiovisuel sont deux domaines particulièrement recherchés par les jeunes bacheliers africains et lorsque nous expliquons à ces jeunes que notre institut donnera un accès quotidien à une véritable télévision (first TV) pour concrétiser leur apprentissage, ils sont immédiatement intéressés, voulant retourner dans leurs pays avec un bagage non seulement académique, mais également concret pour accéder immédiatement au monde du travail”.

Le directeur général de l’IINA annonce enfin le début d’une réflexion sur un projet d’association pour promouvoir à l’étranger les établissements d’enseignement supérieur, publics et privés.

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