Indila et Ben l’Oncle Soul, à Carthage, porteurs de messages d’amour fort à la Tunisie

Le chanteur français Benjamin Duterde, alias Ben l’Oncle Soul, a fait sa première apparition sur la scène du Théâtre antique de Carthage, mardi soir, sous un déluge d’ovations.

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L’artiste, qui a rapidement conquis le public, a fait remonter la sauce auprès de ses fans venus en grand nombre. L’air décontracté, le Soulman, débarrassé de son nœud de papillon qui colle à son image, n’en finissait pas d’ajouter au fil de son concert, des morceaux repris en chœur par le public.

La première partie de cette soirée, a mis en ébullition le public qui en redemandait. Dans une alternance entre l’anglais et le français (trois chansons) qui résument en quelque sorte son parcours et son envie manifestée depuis quelques années d’élargir sa palette musicale, cette découverte sur la toile du label Motown France en 2008 a enflammé la scène par des chansons de son dernier album “A coups de rêves”.

Devant une marée humaine en effervescence, ce jeune chanteur et compositeur, a partagé son voyage au cœur de la soul/pop où les sons des cuivres et l’harmonie vocale ont fait belle connexion, en compagnie de son groupe.

Sur des rythmes afro-américains, Ben l’Oncle Soul a envoûté des milliers de fans, hier, en quittant subitement la scène, bravant ainsi la ceinture sécuritaire, pour une immersion dans le public, provoquant émerveillement et l’envie d’immortaliser l’instant par des selfies avec l’artiste.

Et si la liste des concerts pour Ben a commencé à grandir, en faisant toute la France, puis l’Europe, le Japon, la Russie, les Etats-Unis avec 350 dates de concerts, deux ans et demi sur la route, il n’en est pas moins pour Indila, fortement applaudie par le public de Carthage hier soir. En effet, après une brève pause, apparaît sous les feux de la rampe, Indila, devant un public d’adultes et d’enfants prêt à exploser.

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De sa voix douce, “l’étoile dans notre cœur”, comme la nomment ses fans, a signalé “je suis en plein travail pour mon second album. J’ai du annuler des concerts. Ce soir et à cet instant, je réalise que je n’ai pas eu tort de venir ici à Tunis” assène-t-elle, d’une voix toujours pleine de finesse. Et d’entamer avec un A capella sur des notes orientales, “Dans tout Tunis, je m’abandonne, et je m’en vole, vole. Que d’espérance” (célèbre chanson Dernière Danse).

Opérant spécialement quelques changements aux paroles de ses chansons pour les adapter au contexte tunisien, elle a tenu par sa musique à rendre hommage à un pays qu’elle vient de découvrir et auquel elle a voulu montrer sa reconnaissance en chantant pour la première fois une chanson qu’elle vient de composer avec Charles Aznavour, « Toi, amour folle”, dans un timbre rappelant à merveille celui de la grande diva de la chanson française Edith Piaf.

Avant de poursuivre avec des chansons comme Love story, Run Run, Comme un Bateau, Tourner dans le vide…avec autant de mélodies sur l’amour, la nostalgie, la déception, le courage et le bonheur, Indila a plongé le public dans un voyage initiatique dans un univers qui pleure la condition humaine.

Et c’est dans ce registre puissant d’émotions que la chanteuse parisienne, attendue ce soir à Hammamet, a clôt la soirée en réinterprétant en clap de fin “Dernière danse” avec son public, enveloppée dans le drapeau tunisien et en lançant “prenez soin de vous, je m’en souviendrai toujours et je reviendrai”.

De l’avis d’un grand nombre de festivaliers, la soirée de Ben l’Oncle Soul et d’Indila a été non seulement une rencontre au sommet et à la hauteur des attentes du public de la 51ème édition du festival international de Carthage, mais aussi porteuse de beaux messages d’amour fort et sincère à la Tunisie.

Tekiano avec TAP

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