Oubliée au Yémen, l’otage Franco-tunisienne , Nourane Houas, sera-t-elle sauvée?

Nourane Houas, une fonctionnaire franco-tunisienne membre du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est prise en otage depuis décembre 2015 par des ravisseurs au Yémen. Le jour de la fête de la femme en Tunisie, le 13 aout 2016, une vidéo a circulé sur les réseaux sociaux montrant Nourane Houas affaiblie et demandant qu’on la sauve.

nourane-houas

Le média Yéménite Al Mashashad Al Yamani a diffusé une photo de la Tunisienne méconnaissable, voilée et appellant à réagir pour sauver celle qui a choisi de venir aux Yémen pour aider des démunis avec la croix rouge et qui s’est retrouvée en captivité.

La tunisienne semble affaiblie et à bout de force. Ses ravisseurs ont ouvertement menacé de l’exécuter lundi 15 aout 2016 s’ils ne reçoivent pas une rançon. 48h ont été données aux gouvernements tunisien et français afin de répondre à leur requête..

” Nous implorons ses ravisseurs de la libérer saine et sauve. Nous restons en contact régulier avec la famille de Nourane ainsi que les autorités concernées au Yémen et dans d’autres pays “, lit-on dans un communiqué publié le 11 août par le Comité.

” Le CICR ne souhaite pas spéculer sur l’identité des ravisseurs ni commenter davantage la vidéo. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que Nourane puisse rentrer chez elle, et il ne serait pas judicieux de discuter les détails publiquement. De plus, le CICR demande aux médias et au public de ne pas diffuser cette vidéo, par respect et considération pour Nourane et ses proches “.

Les internautes s’activent sur les réseaux sociaux et ont lancé des hashtag pour la plupart en langue arabe comme ‫#‏بحق_الإنسانية_أطلقوا_سراح_نوران_حواس  #اطلقوا_نوران_حواس   الحرية لنوران# et  #FreeNourane . Beaucoup de douleur est ressenti face à l’incapacité d’intervenir pour essayer de sauver la captive…

Si les médias français ont communiqué autour de l’enlèvement de Nourane Houas en mai dernier lors de la publication d’une première vidéo par les ravisseurs yéménites, aucune réaction n’a été constatée suite à cette dernière apparition…

La croix rouge internationale refuse de voir les gouvernements négocier pour ses employés enlevés dans les zones de conflits. Elle avait affirmé détenir des informations qu’elle s’abstient de publier eu égard au caractère délicat des affaires d’enlèvement. Une cellule de crise a été créée en Tunisie au sein du ministère des Affaires étrangères au lendemain de l’enlèvement en 2015.

Tekiano

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