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Tunisie : Taoufik Ben Brik contre Nadia El Fani

Sur le film de Nadia El Fani, Ben Brik martèle : «La majorité des Tunisiens, et pas seulement, les Islamistes, n’acceptent pas ce type de discours». Pis : «Ces gens font de la pornographie idéologique» conclut-il. «Projeter ce genre de films c’est s’exposer automatiquement à ce type de réaction».

 

Sur le film de Nadia El Fani, Ben Brik martèle : «La majorité des Tunisiens, et pas seulement, les Islamistes, n’acceptent pas ce type de discours». Pis : «Ces gens font de la pornographie idéologique» conclut-il. «Projeter ce genre de films c’est s’exposer automatiquement à ce type de réaction».

Taoufik Ben Brick a été l’un des premiers à tirer un coup de semonce contre le régime de Zaba. Ses livres étaient interdits. Ses articles censurés, et la police politique s’était abattu sur le militant qui a dû faire connaissances avec les geôles de la dictature.

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Dans une interview diffusée lundi 27 juin sur les ondes de Mosaique FM, Taoufik Ben Brik raconte pourquoi il a refusé le Prix International italien de la liberté de Società Libera (et les 200 000 euros qui vont avec). Le même prix a pourtant été attribué à des personnalités comme Nelson Mandela, Lech Walesa, et à… Oriana Fallaci, la journaliste italienne célèbre pour ses diatribes s’attaquant ouvertement aux Musulmans et à l’Islam.

La raison pour laquelle Ben Brick a refusé la récompense ? La fondation qui octroie ce prix est d’obédience libérale. Une doctrine économique qui s’est révélée «catastrophique pour la Tunisie» selon Taoufik. Ben Brick précise «est-ce que tu peux prendre du fric distribué par Le Pen ou par le roi d’Arabie Saoudite» ?

Le plus célèbre des journalistes tunisiens a également rappelé que son frère Jalel Brik, le militant de gauche connu des milieux révolutionnaires internationaux, n’a absolument rien à voir avec le Jalel Brik qui sévit sur les réseaux sociaux. Taoufik précise que ni lui, ni son frère, n’ont une connaissance de Facebook, Google, et autres trucs disponibles grâce aux ordinateurs.

Mais ceux qui seront étonnés de voir le contestataire tunisien zapper délibérément plus de 400 000 de nos dinars, ne seront pas au bout de leurs surprises. Ils vont découvrir une nouvelle facette du sulfureux Ben Brik. Celle du défenseur des valeurs de l’Islam.

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Sur les violences qui ont émaillé la manifestation culturelle de dimanche au Cinema AfricArt, l’opinion de Taoufik Ben Brik ne manquera pas de piquant. Il souligne ainsi d’abord «qu’il n’a pas vu le film de Nadia El Fani». Mais il précise qu’avec un titre pareil, (la rabbi, la seyed), « il constitue une atteinte aux valeurs et à la foi des Tunisiens». Il s’interroge : «Je me demande si cette cinéaste a les moyens de se confronter à des questions religieuses. Dostoievski est resté 3 ans dans un ermitage avant d’écrire les Frères Karamazov. Nadia El Fani a le droit de parler de la religion, mais est-elle qualifiée pour» ? Ben Brik martèle que «La majorité des Tunisiens, et pas seulement, les Islamistes, n’acceptent pas ce type de discours». Pis : «Ces gens font de la pornographie idéologique» conclut-il.

Taoufik Ben Brik cautionnerait-il pour autant les agressions qui ont eu lieu en plein centre de Tunis ? Il s’empresse de répondre : «je ne cautionne rien du tout» ! Pour le journaliste, «projeter ce genre de films c’est s’exposer automatiquement à ce type de réaction violente. Des films s’en prenant à la chrétienté ont suscité des réactions violentes même dans des pays comme les Etats-Unis et la France. Que dire alors de la Tunisie, dans le contexte actuel »?

 

LBC

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