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Tunisie : En ATAC pour un cinéma libre et moderne

Exit le Collectif Indépendant d’Action pour le Cinéma (CNCI). Place à l’Association Tunisienne d’Action pour le Cinéma! Ça y est le groupe de jeunes professionnels militant pour la réforme du secteur cinématographique s’est restructuré en une association.

 

Exit le Collectif Indépendant d’Action pour le Cinéma (CNCI). Place à l’Association Tunisienne d’Action pour le Cinéma! Ça y est le groupe de jeunes professionnels militant pour la réforme du secteur cinématographique s’est restructuré en une association.

atac-130911«A.T.A.C. se veut une défense du Cinéma : un cinéma libre, libérateur de la pensée et de l’imagination, un cinéma moderne dans ses formes et ses propos» lance les fondateurs de l’association dans une note de présentation. Et ils précisent : «A.T.A.C. n’aura pas de visée corporatiste. L’association sera ouverte à tous les citoyens ayant foi dans le cinéma et désireux d’œuvrer à la réussite de ses réflexions et actions». La composition du bureau exécutif de la naissante Association Tunisienne d’Action pour le Cinéma (ATAC), ses objectifs et ses activités seront bientôt dévoilés.

Groupe de travail créé en 2009, le Collectif Indépendant d’Action pour le Cinéma est né suite au constat de certains «dysfonctionnements et exclusions observés après le lancement de la Commission Nationale pour la Réforme et le Développement du Cinéma et de l’Audiovisuel», selon les termes des membres du collectif. A l’époque, ces derniers se sont battus à coups de pétitions et d’actions de revendication jusqu’à ce qu’ils aient fini par se trouver une place pour cinq représentants dans cette commission composée de gourous du septième art tunisien.

L’ancien Collectif Indépendant d’Action pour le Cinéma (CNCI) était, essentiellement, formé de jeunes professionnels du cinéma dont le critique et activiste Ismaël Louati, le réalisateur Ali Hassouna, le directeur de photographie Amine Messadi, le réalisateur Alaeddine Slim, l’ingénieur du son Moncef Taleb, la réalisatrice Nadia Touijer et le documentariste Kamel Laaridhi.

Après la libération de l’Association des Cinéastes Tunisiens (ACT) de la mainmise de cinéastes compromis avec l’ancien régime, voilà que l’élan révolutionnaire favorise la naissance de l’Association Tunisienne d’Action pour le Cinéma (ATAC). Ainsi, elle vient enrichir la pléiade de structures de la société civile visant à défendre et promouvoir le septième art à l’instar de la Fédération Tunisienne des Cinéastes Amateurs (FTCA), la Fédération Tunisienne des Clubs de Cinéma (FTCC) et l’Association Tunisienne pour la Promotion de la Critique Cinématographique (ATPCC). A l’ATAC !

 

T.M

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