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Etat des lieux du secteur des technologies, médias et télécommunications en Afrique et en Tunisie

Deloitte, cabinet d’expertise multidisciplinaire, a évoilé pour la première fois en Tunisie, lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée le 18 mars…

 

Deloitte, cabinet d’expertise multidisciplinaire, a évoilé pour la première fois en Tunisie, lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée le 18 mars, sa dernière étude internationale concernant les grandes tendances 2014 du secteur des technologies, médias et télécommunications (TMS) en Afrique francophones.

Plusieurs intervenants de haut niveau, issus du secteur des télécom, médias et technologies en Tunisie, ont débattu autours du thème «Positionnement et opportunités pour le secteur TMT tunisien sur le marché africain», parmi lesquels on peut citer : Kais Sellami, président de la Fédération des TIC (UTICA), Jawher Ferjaoui, directeur général au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des TIC, Fadhel Kraiem, directeur général adjoint chez Tunisie Télécom, Kenneth Campbell, directeur général chez Tunisiana, Mohamed Bridaa, directeur général chez Microsoft Tunisie, et Karim Koundi, directeur associé responsable Afrique francophone des technologies et médias chez Deloitte.

L’Afrique, un marché à très fort potentiel

Avec une croissance PIB du continent africain, la 2ème plus importante au monde après l’Asie, et l’émergence d’une classe moyenne estimée à plus de 100 millions de personnes d’ici 2020, le secteur des télécoms, médias et technologies est pour le continent africain, d’une part, l’un des catalyseurs de sa croissance, et, d’autre part, en cours de mutation réglementaire et technologique en réponse aux évolutions des usages et des services.

Le marché du haut débit mobile et fixe prévoit une croissance de plus de 25% en 2014 en Afrique subsaharienne, accélérant la mutation des usages des services «Voix» vers les services «Données».

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150 millions d’abonnés 3G en Afrique d’ici 2016

Les marchés télécoms de la RDC, du Cameroun, du Brukina Faso, du Mali, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire présenteront les croissances les plus importantes en Afrique francophone pour l’année à venir. De ce fait, le marché des solutions télécoms pour les entreprises issues de cette région de l’Afrique sera, en 2014, la cible de la majorité des opérateurs et intégrateurs télécoms de la région, notamment dans les marchés atteignant des niveaux de pénétration élevés tel qu’en Afrique du Nord. A titre d’exemple, l’étude révèle que le nombre d’abonnés 3G est prévu de doubler d’ici 2016 pour atteindre presque 150 millions d’abonnés.

«Le marché des télécoms en Afrique a connu une croissance des investissements de plus de 50% l’année écoulée, qui est l’une des plus rapides au monde! C’est la raison pour laquelle Deloitte est présent dans 16 pays de la région Afrique francophone, avec plus de 500 professionnels couvrant toute la région», a déclaré à cette occasion Karim Koundi, responsable Deloitte Tunisie de la région Afrique francophone qui a, auparavant, présenté les 10 tendances qui marqueront l’année 2014 en Afrique francophone.

La Tunisie, encore en retrait par rapport à certains pays africains

Cette étude internationale a en outre permis de discuter autour des stratégies et approches globales du secteur des TIC et télécommunications en Tunisie.

«Le taux de pénétration des smartphones n’est que de 15% en Tunisie, ce qui est très peu par rapport à d’autres pays. Il faut qu’on trouve une nouvelle stratégie à l’instar du développement d’applications spécifiques qui encouragent le recours à de tels terminaux. Ce marché nécessite donc une maturation à l’échelle locale», a déclaré lors de cette rencontre Fadhel Kraiem, directeur général adjoint chez Tunisie Télécom.

Kenneth Campbell, PDG de Tunisiana, a quant à lui souligné que «dès que la croissance économique reprendra en Tunisie, la vraie opportunité reposera sur le potentiel des ressources humaines présentes. Le challenge sera ainsi d’exploiter de nouveaux services Data à haute valeur ajoutée tels que des applications mobiles innovantes, leur diffusion à l’échelle mondiale…».

Mohamed Bridaa, directeur général chez Microsoft Tunisie, a insisté sur le fait d’encourager les initiatives entrepeunariales de la part des jeunes qui, selon lui, fera toute la différence: «Il faut investir dans les compétences des jeunes et palier au manque d’expérience en terme de culture entrepreneuriale en Tunisie. Dans ce sens, Microsoft -à l’instar d’ailleurs, d’autres grands acteurs influents dans le secteur IT-, a lancé il y a quelque temps l’initiative 4Africa visant le développement des capacités technologiques des PME spécialisées en TIC dans divers pays africains».

En résumé, tous les experts présents ont estimé que, malgré son historique assez intéressant sur le continent africain (dont certaines actions étaient parfois inachevées), la Tunisie est encore en retrait par rapport à d’autres pays comme le Maroc ou encore le Kenya (pas assez d’initiatives de la part de l’Etat, manque d’investissements, pas assez de rencontres orientées «Business»…). De plus, la Tunisie souffre encore de pas mal de lacunes à l’échelle nationale (transfert international de devises, prélèvements automatiques bancaires surtaxés…).

S.B.N

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