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Explosion au Liban : Envoi de 2 avions militaires à beyrouth et prise en charge de 100 blessés en Tunisie

A la suite du drame qui a frappé le Liban mardi 04 août 2020, causé par 2 grandes explosions au port de Beyrouth et qui a engendré le décès d’au moins 100 libanais et plus de 4000 blessés selon un bilan provisoire de la Croix-Rouge libanaise, la Tunisie va engager une série de mesures afin de venir en aide à ce pays ami meurtri.

Le président de la république tunisienne Kais Saied a autorisé l’envoi d’urgence de deux avions militaires chargés d’aide alimentaire, de médicaments et de fournitures médicales pour soutenir le peuple libanais et contribuer à l’aide aux blessés.

Par ailleurs, le président Tunisien a également ordonné qu’une centaine de blessés libanais soient pris en charge et transportés en Tunisie où ils seront soignés à l’hôpital militaire et dans d’autres hôpitaux tunisiens.

Des vidéos impressionnantes circulent sur les réseaux sociaux archivant les premières minutes de l’explosion gigantesque au port de Beyrouth qui souffre déjà d’une grave crise économique. Une des vidéos spectaculaires de l’explosion à Beyrouth :

Plusieurs pays à travers le monde ont exprimé leur solidarité envers le peuple libanais. La France compte envoyer plusieurs tonnes de matériel sanitaire et son président Emmanuel Macron se rendra à Beyrouth Jeudi.

Pour se rendre compte de l’ampleur des dégâts à Beyrouth, nous vous invitons à lire ce témoignage  de l’écrivaine libanaise Hyam Yared:

“Partout où se porte le regard, c’est l’anéantissement qui règne. Les gens quittent désormais leur domicile, car il ne reste rien que des bâtisses creuses. On voit des gens qui marchent, boitant dans les rues, à peine soignés, avec leurs bandages et rien d’autre que l’essentiel, qui vont essayer de trouver refuge en dehors de la ville. Je suis née en 1975, la même année que la guerre civile.

Quand la détonation a retenti, j’ai d’abord cru qu’une voiture piégée avait sauté près de l’endroit où je me trouvais. Mais l’explosion était bien plus lointaine. Et bien plus grave. La mémoire de la guerre civile est très présente en moi. Je ne sais pas comment nous allons tenir si cette fois tout doit encore sombrer. On a beau tous être des survivants dans ce pays, on ne peut pas survivre à tout. Et la colère est immense, car le Liban n’en peut plus.

Il y a au cours des derniers mois cette nouvelle crise politique qui n’en finit pas, la cherté de la vie qui pousse les gens ordinaires dans la misère et maintenant, symboliquement, la destruction de notre ville. On a le sentiment d’être effacés de la surface de la terre. Beyrouth attend maintenant que le jour se lève. Et je suis très inquiète.”

I.D.

 

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