Le gaspillage alimentaire mondial représente une dilapidation colossale de ressources équivalant à 30 ans d’eau potable pour chaque habitant de la planète, alerte le Fonds mondial pour la nature, WWF en Afrique du Nord, sur ses réseaux sociaux. Environ un tiers de la production alimentaire mondiale finit dans les décharges, un phénomène aux conséquences désastreuses pour l’environnement.

Au-delà de la simple perte de nourriture, le WWF souligne que ce gâchis engloutit des quantités astronomiques d’eau, d’énergie et de travail humain, tout en aggravant le changement climatique. Les déchets alimentaires, en se décomposant, deviennent en effet une source importante d’émissions nocives qui polluent l’environnement et contribuent à la hausse des températures.
L’organisation chiffre ce désastre écologique : mettre un terme au gaspillage permettrait d’économiser environ 250 millions de milliards de litres d’eau, soit l’équivalent de trois décennies de consommation d’eau potable pour l’ensemble de l’humanité.
Les économies d’énergie seraient tout aussi spectaculaires, puisqu’elles suffiraient à alimenter plus d’un milliard de foyers pendant une année entière.
Par ailleurs, cela éviterait la conversion de vastes espaces naturels en terres agricoles. Le WWF estime qu’une superficie forestière équivalant à 2,6 millions de terrains de football (soit 18,919 km²) pourrait ainsi être préservée.
Face à ce constat, le Fonds mondial pour la nature en Afrique du Nord appelle à des gestes simples mais efficaces. « Réutiliser la nourriture et réduire les excédents peut faire une réelle différence pour protéger l’environnement », insiste-t-il, plaidant pour une valorisation intelligente et responsable des aliments, bénéfique à la fois pour le consommateur et pour la planète.
Tekiano avec TAP