Journée mondiale du théâtre 2026 : Célébrations et pièces de théâtre dans le cadre du festival “Tunis Théâtres du Monde “
En marge de la journée mondiale du théâtre qui coïncide avec le 27 mars de chaque année, le Théâtre National Tunisien (TNT) organise la 4ème édition du festival “Tunis Théâtres du Monde ” qui se tient du 27 mars au 03 avril 2026 à Tunis.

A l’occasion, un programme artistique varié, réunissant des créations tunisiennes et internationales autour des grandes questions humaines universelles est prévu. Huit pièces de théâtre de Tunisie, Croatie, Russie, Espagne et Turquie seront présenté dans le cadre de ce festival qui célèbre le 4ème art dès vendredi 27 mars 2026.
Les festivités débuteront à 19h30 sur la Place des Théâtres avec le spectacle ‘Clown’ avant de se poursuivre dans la salle de l’Opéra, de la Cité de la Culture Chedly Klibi à Tunis, avec une soirée artistique rendant hommage à une pléiade de figures du théâtre ayant marqué la scène tunisienne.
Il sera rendu un hommage au artistes tunisiens Mounira Zakraoui, Fetha Mehdoui, Jamel Madani, Lassaad Ben Abdallah, Mohamed Moumen, Hassan Mouadhen, Malika Hachemi, Ali Khemiri, Sabah Bouzouita et Mohamed Hédi Belkhir.
La soirée se clôturera par des intermèdes musicaux interprétés par le duo Aziz et Kenza Zouaoui.
Programme du festival “Tunis Théâtres du Monde ” à la Salle 4ème Art de Tunis du 27 mars au 03 avril 2026:
Vendredi 27 mars Les Fugueuses de Wafa Taboubi (Tunisie) : coproduite par le TNT et Ostoura Production avec le soutien du ministère des Affaires culturelles. Wafa Taboubi en signe le texte, la mise en scène et la scénographie. La pièce réunit au niveau de l’interprétation, Fatma Ben Saïdane, Mounira Zakraoui, Lobna Noomene, Oumaima Bahri, Sabrine Omar et Oussama Hnaini.
L’action se déroule dans un espace évoquant une mystérieuse salle d’attente, où cinq femmes et un homme attendent quelque chose -ou quelqu’un- qui ne viendra jamais.
Cette attente se charge progressivement d’une dimension existentielle, questionnant le sens dans un monde fragilisé, où la « fuite » devient une échappée intérieure, psychique et intellectuelle.
Le plateau se transforme en un véritable labyrinthe où les personnages se confrontent à eux-mêmes et aux autres, soulevant des questions sur l’identité, le destin et la possibilité d’un salut individuel dans un monde en déclin collectif.
Samedi 28 mars « Kolochi Baw » d’Aïda Colmenero Díaz (Espagne) : Créée à Bamako en 2022, cette pièce, dont le titre signifie « les gardiens » en bambara, évoque ceux qui veillent sur le temps, la vibration et le sacrifice.
Dans un contexte historique marqué par la redéfinition des relations du Mali avec la France, l’œuvre propose une réflexion sur les héritages coloniaux et le rôle des élites africaines dans leur perpétuation ou leur dépassement. Les « gardiens » sur scène incarnent la mémoire, les dynamiques de construction et la modernité en devenir.
Dimanche 29 mars « Cloche », signée Assem Bettouhami (Tunisie): La pièce « Cloche », est signée par Assem Bettouhami (dramaturgie, mise en scène et scénographie) d’après un texte coécrit par Mohamed Chawki Khouja et Assem Bettouhami.
La chorégraphie est de Marwan Rouine et l’interprétation rassemble Sonia Zarqa Ayouna, Abdelkrim Bannani, Ridha Jaballah et Marwan Rouine. L’action se déroule en une seule nuit, autour de quatre convives réunis à une table, transformant la rencontre en un espace de réflexion sur la vie, la mémoire et le sens de l’existence.
Lundi 30 mars « Les Nuits Blanches » de Natalia Nikolaeva (Russie) : la pièce est inspirée de l’œuvre de l’écrivain russe Fiodor Dostoïevski, transportera le spectateur à Saint-Pétersbourg, devenue un personnage vivant du récit.
La ville, avec sa lumière et ses ombres, accompagne l’histoire d’un jeune rêveur avant sa rencontre avec Nastienka, où une amitié fugace se transforme en relation profonde, interrogeant l’amour, l’attente et le bonheur.
Mardi 31 mars « 9 » de Moez Gdiri (Tunisie) : La pièce se base sur un texte de Haithem Moumni, avec sur scène Meriem Ben Hmida, Haythem Moumni et Marouane Missaoui.
L’œuvre présente un monde figé après un effondrement total, où un seul personnage lutte pour son destin, dans un espace mêlant vie et mort, affrontant sa propre identité et l’idée de la fin qu’il tente de repousser.
Mercredi 1er avril « The Last Human » de Pınar Töre Karayel (Turquie) produite par Ankara State Theatre et mise en scène par Pınar Töre Karayel, elle offre une vision post-apocalyptique après une grande guerre, où l’ego humain a triomphé, laissant l’humanité seule face à elle-même et à la question : que s’est-il passé et que reste-t-il à accomplir ?
Jeudi 2 avril, « In the Belly of the Whale » de Marwa Manai (Tunisie-Croatie) : coproduite par le TNT et le Théâtre National Croate de Rijeka, réunit Sonia Zarg Ayouna, Nadia Belhaj, Thawab Aidoudi, Allam Barakat, Mario Jovev, Serena Ferraiuolo et Edi Ćelić.
La pièce aborde l’immigration irrégulière et les violations subies par les migrants dans les centres d’accueil, offrant un regard humain sur la quête de sécurité et de dignité.
Vendredi 3 avril « Call Center Tragedy » (Fi Batn El Hout) de Nizar Saidi (Tunisie): produite par le Jeune Théâtre National (TNT, 2025), d’après un texte d’Abdelhalim Messaoudi.
L’œuvre dépeint une génération de jeunes employés d’un centre d’appels, perdus entre un passé déformé et un présent flou, reflétant une crise d’appartenance et une quête de sens.
Les billets du festival Tunis Théâtres du monde sont disponibles pour la vente en ligne sur le site Teskerti.
Tekiano avec TNT