Les œuvres en XR présentes à Gabès Cinéma Fen 2026 à travers l’aventure immersive Oasis XR
Fidèle à une tradition, adoptée dès la création de Gabès Cinéma Fen, le festival présente la section Oasis XR qui expose des oeuvres en XR, fusionnant la réalité virtuelle et augmentée et faisant dialoguer innovation technologique et réalités culturelles du monde.

Pour cette 8ᵉ édition du GCFEn, du 26 avril au 2 mai 2026, le directeur artistique Mohamed Arbi Soualhia chapeaute la sélection Oasis XR et réunit des artistes qui explorent les nouvelles écritures de l’immersion : récits sensoriels, architectures virtuelles, expériences interactives et dispositifs où l’intime rencontre le politique.
Neuf oeuvres en XR sont présentées dans le cadre du Gabès Cinéma Fen 2026 et seront accessible pour le grand public au Complexe culturel Mohamed Bardi. Entre désert, oasis et mer, une sélection d’expériences immersives qui fait de l’image un territoire à habiter.
Dans « 8 PM AND THE CAT » de Minhyuk Che et « The Clouds Are Two Thousand Meters Up » de Singing CHEN, les films sont vécus comme une expérience cathartique. Dans les deux œuvres, le public est invité à vivre l’expérience du deuil du personnage principal par le dessin.
Avec « The Eye & I » de Hsin-Chien Huang et Jean-Michel Jarre, le public est embarqué dans une réflexion autour de la place croissante de la « surveillance » dans nos vies en prenant conscience de son influence dans l’art, la famille, et l’organisation sociale et la technologie d’aujourd’hui.
S’emparant de la forme d’un conte de Noël, « La triste histoire de la petite souris qui voulait absolument devenir quelqu’un » de Nicolas Bourniquel propose une satire mordante et contemporaine de la vie de bureau.
C’est une réflexion autour de la notion du pouvoir et de domination qui naissent dans l’intimité des foyers que les réalisateurs Charlotte Bruneau et Dominic Desjardins explorent dans « La maison de Poupée » à travers les yeux et les états d’âmes d’un enfant de 9ans.
Créé à l’invitation du Musée national Marc Chagall, « Sous le ciel » de Jérémy Griffaud s’inspire des cultures tribales de Bornéo pour offrir une méditation poétique sur l’interconnexion, la perte et les cycles de la vie en s’appuyant sur 300 aquarelles du musée.
Dans « On The Morning You Wake (To the End) of the World » de Mike Brett, Steve Jamison, Arnaud Colinart & Pierre Zandrowicz, la réalité virtuelle fait revivre à travers des témoignages de citoyens de Hawaï les événements de la fausse alerte de l’attaque nucléaire du 13 janvier 2018.
Prolonger le cinéma, déplacer les frontières, les œuvres en XR transforment le spectateur en présence active, immergée dans l’espace même de l’œuvre. Ici, l’image n’est plus seulement regardée, elle est habitée et invite le spectateur à être partie prenante de l’histoire racontée où tous les sens sont sollicités pour vivre une expérience unique dans un lieu unique au croisement du désert, de l’oasis et de la mer : Gabès.
À travers ces œuvres, la technologie devient un langage poétique capable d’interroger notre époque, nos peurs, nos mémoires et nos imaginaires collectifs. Dans un monde marqué par l’accélération technologique et les bouleversements géopolitiques, ces expériences immersives ouvrent des espaces d’empathie et de réflexion.
Tekiano avec GCFEN