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Gabès Cinéma Fen 2026 : Hend Sabry ouvre le festival en présence de Dhafer L’Abidine et de nombreux invités de marque

Gabès Cinéma Fen 2026 : Hend Sabry ouvre le festival en présence de Dhafer L’Abidine et de nombreux invités de marque

L’ouverture de la 8e édition du festival des arts et du cinéma Gabès Cinéma Fen s’est tenue dans la soirée du dimanche 26 avril 2026 au complexe culturel Mohamed Bardi, un espace rénové et moderne, situé à Bab Bhar à Gabès, en présence de plusieurs artistes et invités de marque.

Plusieurs personnalités de renom étaient présentes, à l’instar de la marraine du festival GCFen, Hend Sabry, la productrice tunisienne Dorra Bouchoucha, du couple emblématique du théâtre tunisien Jalila Baccar et Fadhel Jaibi, de la réalisatrice Kaouther Ben Hnia, ainsi que de plusieurs acteurs tels que Dali Ben Jemaa, Sawssen Maalej, Naïma Jani, Sadok Halwes et plusieurs autres.

La soirée a été présentée par Amel Smaoui, qui a détaillé les différentes sections du festival, les films en compétition ainsi que les sections parallèles. Elle a également exprimé avec émotion son attachement à ce festival et aux habitants de Gabès, dont l’hospitalité est exemplaire.

“À l’heure où le monde est marqué par une multitude de voix, d’images et d’histoires qui s’écrivent chaque jour, nous nous rassemblons aujourd’hui autour d’un même objectif : mieux comprendre, mieux ressentir et nous rapprocher les uns des autres”, a souligné Amel Smaoui. Elle a rappelé que Gabès Cinéma Fen a choisi, dès sa première édition, d’être un espace de vie, de rencontre et de réflexion guidé par les arts et le cinéma.

Le festival est chapeauté cette année par l’actrice, productrice et réalisatrice tunisienne Afef Ben Mahmoud, qui a indiqué, dans son allocution d’inauguration, que le monde est marqué par de profondes tensions. Elle a exprimé le souhait, à travers ce festival, de lancer un appel sincère à la solidarité envers les peuples opprimés qui vivent quotidiennement les cruautés des guerres et les dangers de l’oppression.

La parole a été donnée par la suite à la marraine du festival, Hend Sabry, marraine du festival qui a fait une entrée très remarquée, accompagnée de la vedette tunisienne Dhafer L’Abidine. Elle a tenu à remercier les amis et sponsors du festival, qui contribuent à faire de cet événement un rendez-vous culturel incontournable dans le sud de la Tunisie, qui vaut le déplacement.

Cette année, l’inauguration ne s’est pas faite avec un long-métrage, mais avec un ciné-concert intitulé “Palestine, Une Nouvelle Narration”, fruit d’une collaboration entre la conceptrice sonore Rana Eid et la compositrice et pianiste Cynthia Zaven. Ce projet est basé sur 77 extraits de films muets tournés en 35 mm, montés de manière à créer une narration.

Ce film de 30 minutes propose un regard critique et expose un regard colonial, notamment en raison de l’origine des images issues d’archives britanniques, offrant une vision parfois exotique de la Palestine occupée, oscillant entre les destructions et des scènes de vie quotidienne entre 1917 et 1918, durant l’occupation britannique du pays parallèlement à première guerre mondiale.

Rappelons que Gabès Cinéma Fen est un festival singulier dans le paysage culturel tunisien et arabe, puisqu’il ne met pas en avant une seule discipline artistique, mais propose une rencontre entre plusieurs formes d’art qui se complètent. Cette immersion est enrichie par l’intégration de l’art vidéo et des technologies.

Aux côtés du cinéma, cœur battant du festival, plus de 80 œuvres sont présentées : expériences XR, performances de danse, art vidéo, concerts et expositions, réparties sur près d’une semaine dans la ville et l’oasis de Gabès.

Le festival s’articule autour de quatre sections principales : Cinéma arabe, Courts métrages, XR et El Kazma. Un hommage sera également rendu à la figure emblématique du théâtre et du cinéma tunisien, Fadhel Jaziri, récemment disparu. Des panels et des rencontres avec des artistes viennent également enrichir cette exploration artistique et ouvrir la voie à de nouvelles formes de création.

Sara Tanit

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