Concert de Bad Bunny à la finale du Super Bowl 2026 : plein de symboles gloire à la culture Latino
La finale du Super Bowl 2026 n’était pas seulement le rendez-vous incontournable du football américain cette année, c’était aussi le couronnement mondial de Bad Bunny, un chanteur latino méconnu y’a quelques années et qui a remporté trois Grammy Awards dont celui du meilleur album pour DeBI TiRAR MaS FOToS.
En devenant le premier artiste solo latino à assurer la tête d’affiche du spectacle de la mi-temps de la finale du Super Bowl, le plus grand événement sportif américain suivi par des millions de personnes et en chantant principalement en espagnol, “El Conejo Malo” a transformé l’arène en un vibrant plaidoyer pour la culture portoricaine.
En effet, et depuis des décennies, le concert de la mi-temps du Super Bowl est considéré comme le Graal de l’industrie musicale. C’est une tribune politique et culturelle sans équivalent, vue par plus de 100 millions de téléspectateurs à travers le monde et pas seulement des américains.
Pour le chanteur latino très populaire du moment, ce n’était pas une simple démonstration de hits, mais une plateforme pour passer un message, relayer la voix des milliers de latino-américains et surtout afficher l’histoire, les luttes et la résilience de Porto Rico.
Dès les premières secondes, le ton était donné avec un hommage poignant aux racines de l’île Porto Rico. Bad Bunny a ouvert sa performance en traversant un champ d’herbe, entouré de travailleurs agricoles. Ce tableau puissant rappelait les plantations historiques de sucre et de fruits de l’île, honorant l’héritage de ceux qui ont bâti la terre.
L’un des moments les plus forts visuellement a été l’ascension de l’artiste sur un poteau électrique. Ce n’était pas une cascade gratuite, mais une dénonciation des coupures de courant chroniques qui paralysent Porto Rico. En interprétant ‘El Apagón’ (La Panne), Bad Bunny a adressé une critique cinglante à la négligence gouvernementale face à un réseau vétuste et vulnérable.
La culture latino à l’honneur : Entre nostalgie et transmission
Le spectacle a brillamment mélangé l’intime et le collectif. L’artiste a interprété une séquence montrant une famille devant son téléviseur qui s’est conclue par Bad Bunny offrant son Grammy à un jeune garçon, symbolisant les générations futures.
Il a tenu a ramener au stade pour prendre part au show ‘Toñita’, une figure emblématique du Caribbean Social Club de Williamsburg, un établissement qui peine à survivre soulignant la lutte des institutions culturelles pour leur pérennité.
L’image d’un enfant endormi sur deux chaises au milieu d’un mariage a fait sourire des millions de spectateurs latinos, rappelant une expérience commune qui se répète lors des fêtes de famille.
Le décor était une explosion de vie : bodegas new-yorkaises, vendeurs de piraguas (glace pilée) et la célèbre maison rose ‘La Casita’. C’est dans ce cadre qu’un véritable mariage a été célébré sur scène, prônant l’unité dans un climat de division.
“La seule chose plus forte que la haine, c’est l’amour. Si nous devons nous battre, faisons le avec amour.”, a scandé Bad Bunny, citant une phrase de son discours lors des Grammy Awards.
Les Stars Latinos aux USA invités au half-time du Super Bowl
Des icônes de la musique et du cinéma étaient présents dans la Casita de Bad Bunny au stade Levi’s Stadium, le stade de football américain situé à Santa Clara. On y reconnait des célébrités comme Cardi B, Jessica Alba, Karol G, Young Miko et Pedro Pascal.
Lady Gaga a surpris la foule avec une version salsa de son tube “Die With a Smile” chanté avec Bad Bunny qui a pris la place de son interprète Bruno Mars. Une version spéciale dansée sous les rythmes latino.
Ricky Martin, l’autre star portoricaine de 54 ans, a fait une apparition remarquable et a fait vibrer le public du stade devant un décor rappelant son album iconique Debí Tirar Más Fotos.
Pour conclure, Bad Bunny a frappé fort en défilant avec les drapeaux de tous les pays du continent. En lançant un “God Bless America” (dieu bénit l’Amérique) suivi de l’énumération des pays d’Amérique Latine et Centrale puis du nord, rappelant une vérité géographique et culturelle souvent oubliée.
Ce panneau final, ‘This also is America’ (Ceci aussi est l’Amérique), a scellé une performance historique placée sous le signe de la réappropriation culturelle…
Tekiano
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