Centenaire de Youssef Chahine : L’ESAC et l’ATPCC organisent un séminaire à Gammarth
A l’occasion du centenaire du grand réalisateur égyptien Youssef Chahine (1926 – 2008), l’École Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma (ESAC) et l’Association Tunisienne pour la Promotion de la Critique Cinématographique (ATPCC) organisent un séminaire sur le ” Centenaire de Youssef Chahine ” le 15 avril à l’ESAC à Gammarth.
Ce séminaire s’insère dans le cadre de la célébration du centenaire de Youssef Chahine et du 900ème anniversaire d’Averroès. L’objectif est de participer à réactiver l’héritage de Chahine comme un outil de pensée, capable d’éclairer les défis actuels du cinéma, dans un contexte marqué par de profondes transformations culturelles et médiatiques, indiquent les organisateurs.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la critique cinématographique en Tunisie, en affirmant son rôle essentiel dans la construction d’une culture cinéphile éclairée et dans l’accompagnement des pratiques contemporaines.
Elle participe ainsi à réactiver l’héritage de Chahine comme un outil de pensée, capable d’éclairer les défis actuels du cinéma dans un contexte marqué par de profondes transformations culturelles et médiatiques explique à ce sujet, Ons Kamoun, Présidente de l’ATPCC, dans la page officielle de l’Association sur les réseaux sociaux.
Ons Kamoun, Présidente de l’ATPCC que ce séminaire s’inscrit dans une double perspective commémorative et critique, visant à réinterroger l’œuvre d’un cinéaste majeur du monde arabe à l’aune des enjeux contemporains de la création et de la pensée cinématographiques.
Cet événement entend dépasser la simple célébration patrimoniale pour proposer un espace de réflexion critique, de transmission et de dialogue intergénérationnel.
Youssef Chahine est une figure incontournable du cinéma arabe et international, a construit une œuvre traversée par des questionnements esthétiques, politiques et identitaires, interrogeant sans cesse les rapports entre individu et collectif, mémoire et modernité, Orient et Occident.
Son cinéma, profondément ancré dans l’histoire égyptienne tout en étant ouvert aux influences transnationales, constitue un laboratoire privilégié pour penser les mutations des formes narratives et des engagements artistiques dans le monde arabe.
Ce séminaire se donne ainsi pour objectif d’examiner la pratique cinématographique de Chahine, non seulement comme une œuvre singulière, mais aussi comme un point de convergence de problématiques plus larges à savoir la place de l’auteur dans les cinématographies du Sud, les tensions entre industrie et création, ainsi que les modalités de représentation du politique à l’écran, ajoute Ons Kammoun.
Le programme ambitionne de croiser les regards, celui de l’universitaire, du critique, du producteur et du cinéaste. L’intervention de l’universitaire et critique Tarek Ben Chaabane, ouvre la réflexion par une analyse de la pratique cinématographique de Chahine, mettant en lumière ses choix formels et son inscription dans une modernité cinématographique arabe.
Cette perspective est enrichie par le témoignage de Gabriel Khoury, collaborateur proche du cinéaste, qui insiste sur la dimension patrimoniale et universelle de son œuvre.
L’apport de Mirvet Médini Kammoun, à travers la présentation de son ouvrage, “Youssef Chahine, Caméra de tous les combats paru en 2010” permet de situer Chahine dans une dynamique de « cinéma de combat », où la création devient un espace de résistance politique et culturelle.
Cette dimension est prolongée par les lectures filmiques proposées par l’universitaire et critique Kamel ben Ouanès et de l’universitaire et historien Abdelhamid Larguèche, qui interrogent respectivement “Le Caire” raconté par Youssef Chahine et “Le Destin”, en les replaçant dans leurs contextes historiques et idéologiques.
Tekiano avec TAP
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