Le SNJT organise une journée nationale de solidarité avec les journalistes en détention

Le SNJT organise une journée nationale de solidarité avec les journalistes en détention

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) organise, vendredi 11 septembre 2026, une journée nationale de solidarité avec les journalistes” détenus, poursuivis en justice ou contraints à l’exil”, a annoncé, mardi, Zied Dabbar, président du SNJT.

S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue, mardi, au siège du Syndicat à Tunis, Dabbar a souligné qu’une campagne nationale et internationale sera lancée, parallèlement à cette initiative, pour réclamer la remise en liberté des journalistes en détention.

Le syndicat avait reçu des messages de solidarité de la part de plusieurs organisations homologues arabes, africains, européens et sud-américains, a indiqué Dabbar.

A ce propos, le président du SNJT a affirmé que “toutes les formes de protestations sont envisageables pour défendre la liberté de la presse, y compris les sit-in et la grève de la faim”.

Il a fait noter que les journalistes font face à “des tentatives de restriction”, appelant les journalistes à faire preuve de solidarité et à faire front commun pour défendre la liberté de la presse et d’expression.

Dans le même contexte, Zied Dabbar a ajouté que le Syndicat a enregistré des poursuites judiciaires engagées contre des journalistes, sur la base de différentes lois dont le décret-loi n°54 de 2022 relatif à la lutte contre les infractions liées aux systèmes d’information et de communication, l’article 86 du Code des télécommunications et la loi sur l’enrichissement illicite.

À l’issue de la conférence de presse, des journalistes et plusieurs figures de la société civile se sont rendus au siège du Pôle judiciaire économique et financier, où ils ont organisé un rassemblement de solidarité.

Ils ont appelé au respect des garanties d’un procès équitable et à la libération du journaliste Mohamed Youssfi.

Par ailleurs, le Syndicat des journalistes a commémoré, mardi, la Journée nationale de protection des journalistes, qui coïncide avec le 12e anniversaire de la disparition, en Libye, des journalistes Sofiène Chourabi et Nadhir Ketari.

Dans une déclaration publiée mardi, il a appelé les autorités à intensifier leurs efforts pour faire la lumière sur la disparition des deux journalistes et à poursuivre la coordination judiciaire et diplomatique avec les autorités libyennes et les instances internationales compétentes.

Dans le même contexte, le SNJT a réclamé d’informer les familles des deux journalistes et l’opinion publique des derniers développements de ce dossier.

Par ailleurs, le Syndicat a plaidé pour un dialogue national “sérieux” sur l’avenir du secteur médiatique en Tunisie, avec la participation des structures professionnelles, des établissements médiatiques, de la société civile et des experts. L’objectif étant de mettre en place une politique publique garantissant l’indépendance, le pluralisme et la pérennité.

Il a, en outre, appelé à respecter le décret-loi n°115 de 2011 relatif à la liberté de la presse, de l’imprimerie et de l’édition, qui constitue le cadre juridique régissant le secteur et à revoir le décret-loi n°54 de manière à respecter les normes internationales en matière de liberté de la presse et d’expression.

Tekiano avec TAP


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