Djerba : Festival international du cinéma de retour avec 68 films, 12 pays et une place centrale pour les femmes et les jeunes
Le Festival international du cinéma de la femme et de la jeunesse de Djerba revient du 24 au 27 octobre 2026 pour sa 12e édition. Le festival prévoit la projection de 68 films issus de 12 pays en compétition officielle, des projections hors compétition, des ateliers, des rencontres professionnelles et plusieurs hommages au cinéma tunisien, arabe et international.
L’Inde sera l’invitée d’honneur de cette 12e édition. Des films indiens seront présentés dans et hors compétition, en présence de représentants de l’ambassade de l’Inde en Tunisie et de professionnels du cinéma venus participer au festival.
La manifestation repose cette année encore sur une double orientation à savoir faire découvrir des œuvres venues d’horizons différents et créer un cadre propice au dialogue entre professionnels, jeunes créateurs, femmes cinéastes, critiques et public.
La sélection des films en compétition et hors compétition reflète une grande diversité de regards, de styles et de thématiques. Tunisie, Égypte, Palestine, Algérie, Maroc, Jordanie, Irak, Syrie, Iran, Oman, Arabie saoudite, Bahreïn, Yémen, Liban, France, Canada, Pakistan et Inde, figurent parmi les pays représentés dans les différentes sections.
Seront aussi projetés des films d’Italie, République tchèque, Croatie, États-Unis, Qatar, Venezuela, Uruguay, Turquie, Argentine, Autriche, Danemark, Suisse, Indonésie, Corée du Sud, Pays-Bas et Émirats arabes unis.
Des prix pour la fiction, le documentaire et les jeunes talents
La compétition du Festival de cinéma de Djerba 2026 accordera une place importante à la diversité des métiers et des écritures cinématographiques. Pour les documentaires, plusieurs distinctions sont prévues, notamment pour le meilleur long métrage documentaire et le meilleur court métrage documentaire, ainsi que des prix du jury et des mentions spéciales.
La compétition de fiction proposera, elle aussi, plusieurs récompenses couvrant différents aspects de la création : meilleur long métrage, réalisation, prix du jury, meilleur court métrage, montage, interprétation masculine et féminine. Un prix de l’Union générale des artistes arabes distinguera également un film de fiction arabe.
Cette volonté de mettre en valeur les différentes étapes de la création rejoint l’identité du festival, qui souhaite notamment donner davantage de visibilité aux femmes dans l’industrie cinématographique.
L’objectif est de dépasser leur seule présence à l’écran et de valoriser leur travail comme réalisatrices, scénaristes, productrices, techniciennes, critiques ou professionnelles intervenant à différents niveaux de la fabrication d’un film.
Le festival accorde également une attention particulière aux jeunes talents tunisiens à travers une compétition consacrée aux films réalisés dans les écoles de cinéma.
Trois prix récompenseront dans ce sens respectivement le meilleur film, la meilleure photographie et la meilleure idée de scénario. Cette section vise à offrir aux jeunes créateurs un premier espace de visibilité et de confrontation avec des professionnels du cinéma.
Ateliers, hommages et ouverture sur l’Inde
Le programme de cette 12e édition ne se limite pas aux projections. Plusieurs ateliers et rencontres permettront aux étudiants, aux jeunes cinéphiles et aux professionnels de développer leurs connaissances et d’échanger avec des intervenants expérimentés.
Parmi les rendez-vous annoncés figure une master class sur l’écriture du scénario, animée par le scénariste égyptien Abdel Rahim Kamal, membre du jury de la compétition officielle présidée par Lamia Guiga, autour du développement de l’idée, de la construction des personnages et de l’élaboration de l’intrigue.
Le réalisateur tunisien Imed Weslati encadrera pour sa part un atelier consacré au cinéma de marionnettes, tandis qu’un autre atelier, destiné aux enfants et aux adolescents, proposera de passer du récit réel à la réalisation d’un documentaire.
Le festival prévoit également une table ronde autour de la structuration et du développement des festivals de cinéma, avec une réflexion sur leur fonctionnement, leur présence culturelle et leur potentiel touristique. À la salle de cinéma L’Agora, un atelier s’intéressera par ailleurs au rapport entre qualité de l’écriture et vision de la mise en scène, dirigé par Kamel Ouanès.
La question de la représentation des femmes occupera également une place importante avec une rencontre consacrée au rôle des femmes dans la fabrication de l’image cinématographique, qu’elles soient devant ou derrière la caméra.
L’ouverture sera marquée par plusieurs hommages à des figures du cinéma tunisien et arabe, parmi lesquelles Dorra Zarrouk, Afef Ben Mahmoud, Salwa Mohamed, Jamel Madani, Dalia Mostafa et Omar Al Jasser. L’acteur tunisien Mohamed Ali Ben Jemaa a, quant à lui, été désigné président d’honneur de cette édition, en reconnaissance de son parcours dans le cinéma et le théâtre tunisiens.
Tekiano
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