Aylan, 3 ans, devient le symbole des réfugiés syriens… (Réaction sur les réseaux sociaux)

Insoutenable, inhumaine, affligeante… il n’y a pas de mots pour décrire l’horreur d’une photo qui circule en boucle et impunément sur les réseaux sociaux… Celle d’Aylan Kurdi, âgé tout juste de 3 ans, échoué sur une plage qualifiée de rêve, sans vie…

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L’horreur est banalisée dans une guerre d’images qui n’a plus de limites… la détresse des réfugiés syriens qui fuient un pays déchiqueté par la guerre et la cruauté des bourreaux de Daech porte désormais un nom: ‘Aylan’.

Pourquoi cette photo émeut-elle tant la terre entière? Parce qu’Aylan, avec son t-shirt rouge et son short bleu, peut être le fils de n’importe qui et peut porter n’importe quelle nationalité. Si ça se trouve Aylan vient tout juste d’apprendre à lacer ses chaussures et s’impatiente de retrouver ses cousins outre-mer avec son frère, Galip, échoué lui aussi de l’autre côté de la plage.

N’importe quel enfant aurait pu être Aylan car quelques années auparavant la Syrie ne vivait pas cette discrimination raciale qui tue indirectement et avec une épée.

Une photo choquante qui n’est pas sans rappeler d’autres qui ont symbolisé des guerres inhumaines et sans merci à l’instar de celle Kim Phuc, la jeune Vietnamienne qui court nue, gravement brûlée par le napalm en 1972 ou encore celle plus récente du Palestinien Mohmmed Al Dorra assassiné  froidement avec son père par les balles des soldats israéliens en l’an 2000.

La réaction des internautes était divisée quant à la publication ou non de la photo de l’enfant décédé… Sur les réseaux sociaux, le nom d’Aylan Kurdi et la hashtag #KiyiyaVuranInsanlik («l’humanité échouée» en turc) sont le sujet tendance de ce jeudi 03 septembre 2015 et le plus traité. Plusieurs journaux et médias ont préféré publier la photo du policier tenant l’enfant sans âme dans ses bras beaucoup plus soutenable que la photo du garçonnet mort sur la plage.

    Tout le monde a sûrement vu cette photo qui a envahi les réseaux sociaux, les télés et les journaux… elle restera à jamais gravée dans la mémoire collective, à chaque fois qu’on verra un enfant en t-shirt rouge et short bleu courir sur une plage, car ça aurait pu être Aylan, ça aurait dû être Aylan… De notre côté, nous préférons partager avec vous le sourire de cet enfant et de son frère, pour ne jamais oublier que tout enfant à le droit à une vie digne quelle que soit sa nationalité.

 

RIP Aylan !

 

Sara Tanit

 

 

 

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