Le fer de lance de la Tunisie High Tech

Nos technopôles n’ont pas fini de susciter le débat et d’attirer l’attention. Une alliance avec les Indiens est d’autant plus intéressante qu’ils figurent parmi les leaders mondiaux de l’informatique off shore.

Considérés comme le fer de lance de la Tunisie high tech, nos technopôles n’ont pas fini de susciter le débat. Le dernier en date, a eu lieu le 15 avril à la chambre des conseillers au Bardo. Une table ronde présidée par M. Abdallah Kallel, le président de la chambre, qui a souligné le rôle des technopoles dans le développement de l’économie immatérielle en Tunisie. Et en cette occasion M. Lazhar Bououni, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la technologie, s’est félicité quant à lui, de l’évolution du nombre des pépinières d’entreprises, soulignant que « 6 nouvelles pépinières seront créées cette année au sein des établissements d’enseignement supérieur agricole, portant ainsi le nombre total de ces unités à 42 réparties à travers toutes les régions, dépassant ainsi l’objectif fixé, celui de créer une pépinière dans chaque gouvernorat à l’horizon 2009 ».

On notera que les entreprises installées dans des pépinières relevant des pôles technologiques ont généré en 2008 près de 200 emplois, tandis que celles implantées dans des pépinières relevant des établissements d’enseignement supérieur ont créé 650 emplois. On rappellera pour l’occasion que 3 pôles technologiques seront créés à Jendouba, Gafsa et Médenine.

Les Indiens intéressés

Et il semblerait que l’expérience tunisienne suscite de l’intérêt, même hors nos frontières. Une délégation indienne, présidée par M. Chadrashekhar, le secrétaire général du ministère des technologies de l’information et de la communication, chargé des technologies de l’information, a indiqué, lors des travaux de la commission technique mixte tuniso-indienne (16-17 avril), que « son pays espère que le partenariat entre les entreprises tunisiennes et indiennes atteint un niveau plus élevé dans les différents domaines notamment en matière des pôles technologiques ». Et encore une fois, c’est particulièrement notre pôle d’El Ghazela qui est visé.

Le partenariat en question vise également le lancement d’un programme mixte pour le soutien des petites et moyennes entreprises œuvrant dans le domaine des TIC, plus précisément dans l’industrie des logiciels et des systèmes informatiques. Une alliance d’autant plus intéressante que les Indiens figurent parmi les leaders mondiaux de l’informatique. Et l’exemple de Bangalore, une véritable ville-technopôle a durablement marqué les esprits. Les Tunisiens ont donc été inspirés de s’en inspirer !

Toujours est-il que la démarche est susceptible de contribuer à l’effort national pour la création d’emploi et pour améliorer l’employabilité de nos jeunes diplômés. Les pôles technologiques ?
M. Lazhar Bououni en a rappelé les objectifs lors de la table ronde du Bardo : « promouvoir l’innovation technologique en vue d’améliorer la compétitivité des entreprises tunisiennes ainsi que la création de nouvelles sociétés innovantes spécialisées dans les secteurs promoteurs et à haute valeur ajoutée ».

M.B.H

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