Tunisie : Ciné en liberté


Les cinéphiles de Tunisie se donneront au rendez-vous Festival International du Film Amateur de Kélibia. Pour défendre un cinéma sérieux, un cinéma alternatif prônant la liberté d’expression et d’opinion.

Entre 70 et 75 films seront projetés lors de la 24ème session du Festival International du Film Amateur de Kélibia qui se tiendra du 25 Juillet au 1 Aout 2009. 1500 cinéphiles, 300 cinéastes amateurs et étudiants en cinéma s’y donneront rendez-vous ! Depuis 1964, le Festival International du Film Amateur de Kélibia (FIFAK) s’impose comme le rendez-vous incontournable des jeunes créateurs tunisiens. Dans une ambiance estivale, cette manifestation attire les jeunes et moins jeunes férus du cinéma amateur.

Exclusivement dédié aux courts métrages, ce festival organisé par la Fédération Tunisienne des Cinéastes Amateurs (FTCA) accueillera environ 1500 cinéphiles, 300 cinéastes amateurs et étudiants en cinéma, venus présenter leurs toutes dernières créations (courts métrage) et échanger les expériences avec leurs homologues étrangers et les professionnels du secteur. L’événement a été présenté à la presse, lors d’une conférence tenue en présence d’Adel Abid, président de la Fédération Tunisienne des Cinéastes Amateurs (FTCA) et Directeur du FIFAK 2009, et 3 autres membres du comité d’organisation.


L’alternatif comme vocation

M. Abid, président de la Fédération Tunisienne des Cinéastes Amateurs (FTCA) et Directeur du FIFAK 2009, et les membres du comité d’organisation ont expliqué que la FTCA a produit 23 films en 2009. 15 d’entre eux participeront à la compétition officielle. Ils ont rappelé que durant l’édition nationale de 2008, le même nombre de films avait été présenté.

Parmi les heureux élus, on verra 3 ou 4 créations admises en compétition internationale. concernant les critères de sélection des films, Adel Abid affirme que : « Les critères sont fortement attachés aux objectifs principaux du FIFAK à savoir, présenter un cinéma sérieux, un cinéma alternatif émanant d’une vision prônant la liberté d’expression et la liberté de l’opinion tout en étant dans le respect de l’écriture cinématographique. Il y aura une présence importante du documentaire ainsi que du cinéma abstrait.» Dans cette lignée, une question de rapport qualité-quantité s’impose. «Même si on n’arrive pas à avoir des productions au niveau de nos ambitions, on essaye de ne pas nous éloigner de ces objectifs afin de permettre à tous de bénéficier de l’échange et de l’expérience» explique Mr Abid.



Dorénavant annuel !

« 2 mois avant cette conférence, on a entamé une rencontre avec le Ministre de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine. Suite à cela, il a été décidé que le festival bénéficiera dorénavant d’une périodicité annuelle au lieu de biennale » déclare Adel Abid. Il ajoute « On a remarqué que les rapports tissés lors de chaque édition se fanent au bout d’une durée de 2 ans. De même, la réussite de l’organisation du Congrès International du cinéma Non Professionnel témoigne d’une maturité de la FTCA en matière d’organisation d’événements, une réussite à maintenir et à consolider.»

Question budget, il s’agit d’un point aussi vital qu’essentiel quant à la consolidation de ses acquis. « Le festival prend de l’ampleur mais pas au niveau des moyens, qui demeurent restreints. L’insuffisance du budget engendre des problèmes d’organisation » témoigne-t-il, avant de reprendre, avec un air optimiste « On a eu des promesses de la part du Gouvernorat de Nabeul, de la municipalité de Kélibia et du Ministère de la Culture. »

Espérons que ces promesses soient tenues et que le vent ne souffle pas un jour sur ces engagements. Il est clair qu’un nouveau souffle commence à pousser en avant le cinéma tunisien à travers certaines nouvelles figures. Le FIFAK a toujours été une pépinière révélatrice de jeunes talents optant pour une approche cinématographique différente. A sa 24ème édition pourra-t-il sauvegarder ses acquis et faire rayonner sa vocation ?


Thameur Mekki

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