Tunisie : Logiciels et caméras pour cinéma

Vous voulez passer derrière la caméra ? Savoir quelles caméras, quels logiciels utiliser? Tekiano vous propose les réponses de Atef El Gares, cinéaste amateur et lauréat tunisien du FIFAK 2009.

« Le cinéma amateur en Tunisie, a fait recours au 16 mm puis au 8mm & au super 8. Dans les années 80 et 90, il y a eu un retour au 16mm. Il y a même eu quelques cinéastes qui ont tenté le format VHS. Maintenant avec le support numérique, le digital est un outil à double tranchant. C’est à la portée de tout le monde. Aujourd’hui, on voit même des films d’1mn d’une certaine qualité, mais qui sont tournés avec des portables». C’est ainsi que Atef Gares, cinéaste amateur, retrace l’évolution des formats utilisés dans le cinéma amateur tunisien. Même si pour lui, la réflexion et l’écriture du scénario préalables à la réalisation restent fondamentales.

Formats et caméras

Formats et camérasA l’échelle internationale où les formats les plus connus dans le cadre du cinéma amateur sont le 8 mm et son successeur le super 8, le 16 mm et le 9,5 mm. D’autres ont eu moins de succès comme le 28 mm ou le 17,5 mm. Il y a même des fabricants d’équipement qui ont consacré au cinéma amateur des gammes adaptées aux besoins des cinéastes amateur, et qui tiennent compte des budgets un peu serrés, tels que Bauer, Eumig, Beaulieu, Bell-&-Howell, Braun Nizo et Heurtier. Actuellement, la vidéo numérique au cinéma amateur est souvent tournée avec DV, Betacam numérique, D8 : Digital 8 et MPEG-4 à mémoire Flash. Pour Atef Gares, actif comme cinéaste amateur depuis presque 5 ans : « Le passage par la photographie (argentique) est indispensable. Un bon photographe, c’est un bon cadreur de film. L’inverse » n’est pas nécessairement évident». Il précise : « il n’est pas suffisant de disposer d’une caméra, ou de tout autre gadget pouvant filmer. Il faut toucher la matière, définir notre conception des choses, avant de passer à une image qui pourrait être gratuite et banale.»

Logiciels de montage

Logiciels de montage«En ce qui concerne le matos, on tourne avec des caméras 3ccd. Pour ma part, je tourne avec une Sony PD17O. Sinon j’ai des amis qui ont opté pour une camera Mini DV. Maintenant, il y a aussi, ceux qui utilisent un simple appareil photo. Ils font ainsi un film à travers un montage de photos».

Autant dire que le choix est large. Atef poursuit : «les jeunes tunisiens qui maitrisent des logiciels comme 3DS Max ou Maya sont de plus en plus nombreux. Ce qui nous ouvrira certainement de nouvelles perspectives».

Question montage beaucoup de nos cinéastes
Logiciels et caméras pour cinémaen herbes utilisent Adobe Pro Premiere. Les fans du Mac préféreront à raison Final Cut, qui reste un logiciel beaucoup plus performant. Mais Atef relativise avec un petit éclat de rire: «Croyez moi certaines œuvres ont été montées avec Windows Movie Maker pour un résultat très convainquant». Ce logiciel ne serait-il pas justement… trop amateur? Atef rétorque : «C’est un jeu d’enfants ! Mais finalement, c’est la réflexion et la profondeur du projet et non le logiciel qui importent» ! de jeunes monteurs Tunisiens qui maitrisent bien After Effects , un logiciel de montage mais aussi surtout de traitement de vidéo. Notre ami rappelle qu’il a été utilisé dans les films de Franck Muller à savoir Sin City ou The Spirit.

Atef Gares cite aussi After Effects : «C‘est un logicel de montage aussi mais surtout de traitement de vidéo. Il a été utilisé par exemple dans les films de Franck Muller tel que Sin City ou The Spirit. Le traitement de l’image en vidéo à travers des calques. Mais si en Tunisie de jeunes monteurs amateurs maitrisent bien ce logiciel, les professionnels eux, n’y sont pas encore» !

En somme, le cinéma reste avant tout «l’art de la contrainte». Reste à multiplier les expériences, pour faire évoluer notre identité, et celle du cinéma tunisien. Et au final, peu importe que l’on soit amateur ou professionnel !

Thameur Mekki

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