Microsoft, en flagrant délits de piratage !

Détournement d’application Open Source, utilisation de logiciels crackés, appropriation d’une technologie chinoise pour son système d’exploitation… La multinationale Microsoft aurait-elle pour projet d’ouvrir une boutique à la Galerie 7 ?

« Faites ce que je dis, pas ce que je fais» ce célèbre dicton pourrait résumer parfaitement les agissements de Microsoft, l’une des firmes les plus puissantes et les plus médiatisées du moment.

Plus récemment, “Windows 7 USB/DVD Download Tool” lancé fin Octobre par Microsoft, permettait d’installer Windows 7 depuis un périphérique USB sur les netbooks ne possédant pas de lecteur DVD.

Une semaine à peine après sa sortie, voilà que Raphael Rivera, blogueur spécialiste de Microsoft, révélait sur son blog que le logiciel en question utilisait un code d’une application Open Source. Bien entendu, la firme de Bill Gates a oublié de mentionner qu’elle utilisait une tierce licence propriétaire. Désavouée, la firme de Redmond a par la suite confirmé que l’outil contenait effectivement du code source disponible en GPL, tout en assurant sur son blog officiel que cette infraction n’était pas intentionnelle.

Par la suite, Microsoft a décidé de publier le code source du logiciel et ses binaires sous licence GPL v2. De ce fait, Windows 7 USB/DVD Download Tool sera de nouveau disponible au téléchargement sur Microsoft Store. Mais, ce n’est pas la première fois que Microsoft a recours à ce procédé pas très réglementaire…

« Nous traquerons le moindre revendeur de copies pirates de nos produits» clamait haut et fort Microsoft à ses revendeurs en mai 2006. A peine deux mois après, voici que des utilisateurs découvrent tout à fait par hasard, les traces d’un logiciel craqué (SoundForge 4.5) et cela, juste en ouvrant à l‘aide du bloc-notes les fichiers Waves de l’ambiance sonore de Windows…

Et ce n’est pas tout. Une autre affaire a éclaté récemment : la condamnation de Microsoft en Chine pour une histoire de piratage concernant une violation des droits d’une entreprise locale (Zhongyi Electronics).

Celle-ci se caractérise par l’utilisation d’une technologie d’intégration des polices en caractères chinois au sein du système d’exploitation, permettant ainsi de taper des caractères chinois avec un clavier occidental. Quand on sait que l’entreprise de Bill Gates a fait pression durant des années sur la Chine pour qu’elle durcisse ses lois pour la protection des droits relatifs à la propriété intellectuelle…

Cumul de bourdes ou mauvaises intentions ? Quoi qu’il en soit, la dérive pirate du géant américain risque à la longue de faire tache sur son image de marque…


Samy Ben Naceur

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