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Tunisie : Génocide de Gaza au cinéma

Il y a un an, 1400 palestiniens ont été assassinés suite à l’offensive israélienne à Gaza. Pour commémorer l’agression, El Teatro accueillera la projection du documentaire «Gaza-strophe». Le CinémAfricArt se mobilise aussi !

Il y a un an, 1400 palestiniens ont été assassinés suite à l’offensive israélienne à Gaza. Pour commémorer l’agression, El Teatro accueillera la projection du documentaire «Gaza-strophe». Le CinémAfricArt se mobilise aussi !

«Leurs récits frappent par la précision des faits et nous font entrer dans le cauchemar palestinien. Malgré cela, nos amis Gazaouis nous ont offert des poèmes, des chants et même des «Nokta» (Blagues)» commentent les créateurs «Gaza-strophe, le jour d’après…». Réalisé par Samir Abdallah et Kheridine Mabrouk, ce film sera projeté, en même temps, à des espaces alternatifs dans plusieurs capitales du monde, samedi 26 décembre 2009. Paris, Londres et Le Caire en font partie mais aussi…Tunis. C’est l’espace EL Teatro, qui accueillera la projection de ce documentaire à partir de 17h. Le film sera suivi par un débat. L’événement aura lieu «à l’occasion du triste anniversaire de la guerre criminelle israélienne contre Gaza-Palestine» selon une note de presse des organisateurs. Ce film documentaire, a été tourné à Gaza le surlendemain du cessez le feu, après la dernière grande offensive israélienne, nommée «plomb durci», du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009.

Le cauchemar Gazaoui

«Gaza-strophe, le jour d’après…» donne la parole à des dizaines de témoins de la guerre israélienne de 22 jours contre Gaza. Ces témoignages sont complétés par des images tournées sous le feu israélien par plusieurs cameramen palestiniens. Les réalisateurs, Samir Abdallah et Kheridine Mabrouk, les ont connus à l’époque de l’ancienne télévision palestinienne, aujourd’hui dissoute. «Ces images produites pour les télévisions du monde mais non exploitées, nous ont été données par ceux qui les ont tournées pour que nous en fassions un film. Certaines sont insoutenables. Elles hantent les cauchemars de nos amis, et les nôtres aussi» relatent les réalisateurs.

Rien n’a changé !

«Gaza survit toujours dans l’affliction et la douleur ….mais continue tout de même à pâtir de ce climat de violence… continue à vivre…n’aspirant plus qu’à la paix dans la liberté et la justice…» affiche la présentation de l’événement «Un an déjà … et rien n’a changé à Gaza», une initiative du CinémAfricArt. La manifestation se tiendra dans cette salle de cinéma, dimanche 27 décembre 2009 à 20h30, à l’occasion de la première commémoration annuelle de la guerre sur Gaza. «Le Temps qu’il reste», film de fiction du réalisateur palestinien Elia Suleiman, sera projeté dans cette soirée. Pour l’occasion, le livre du poète palestinien Bassem Al Nabris «Gaza, journal de guerre» est également mis en vente au CinémAfricArt, depuis mardi 22 décembre. «20 jours de massacre, d’attaques barbares et d’agressions…20 jours entièrement relatés et fidèlement décrits par le poète palestinien Bassem Al Nabris à travers son livre» ainsi est présenté le livre par CinémAfricArt. L’achat d’un exemplaire permet à son possesseur d’avoir un ticket gratuit pour la projection du film «Le Temps qu’il reste».

Selon  le quotidien français Le Monde, seize organisation non gouvernementales (ONG) viennent d’accuser la communauté internationale d’avoir «trahi» les habitants de la bande de Gaza. Un an après le génocide commis par l’armée israélienne qui fit 1400 morts palestiniens, Gaza demeure la plus grande prison à ciel ouvert du monde. Une mobilisation est nécessaire pour que le journal de guerre d’Al Nabris ne soit qu’une page d’un passé douloureux d’un apartheid toléré, jusqu’à présent, par la communauté internationale.


Thameur Mekki

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