Tunisie : Jazzy Tunisiana soulage vos portemonnaies

«Trop cher» lancent certaines critiques au sujet de la billetterie de «Jazz à Carthage». Site web, e-guichet et groupe facebook, la manifestation a misé sur le net. Et Tunisiana facilite la vie aux portemonnaies aux budgets serrés.

«Dès sa mise en ligne, le site a été pris d’assaut» déclare Mourad Mathari, organisateur de Jazz à Carthage by Tunisiana, lors de la conférence de presse tenue, jeudi 25 mars 2010 à l’Hôtel Barcelo à Gammarth. Avec en plus un groupe Facebook dédié, et des billets vendus en ligne, l’événement musical a visiblement fait de la communication web sa priorité. Du 9 au 18 avril, «Jazz à Carthage by Tunisiana» se tient à l’Hôtel Barcelo du côté de Gammarth.

Avant même que le programme de la 6ème édition de «Jazz à Carthage by Tunisiana» ne soit publié sur les colonnes des journaux tunisiens, il a été communiqué aux membres de groupe Facebook dédié à la manifestation. «On est à l’écoute des gens, notamment, sur Facebook» affirme Mourad Mathari de Scoop Organisation. Le production manager de Jazz à Carthage est parti jusqu’à programmer des artistes suggérés par les Facebookers. «Milow, par exemple, a été proposé sur Facebook. Et la vente des billets de ce spectacle marche très bien» dit-il.

Tunisiana a le groove !

«Trop cher» commentent certains au sujet de la tarification de la billetterie de Jazz à Carthage. Le prix des billets est d’une moyenne d’environ 35 dinars sachant que la mezzanine est réservée aux billets à tarifs étudiants, d’une moyenne de 15 dinars. Mourad Mathari argumente ses choix : «Des artistes comme Vaya Con Dios viennent à Jazz à Carthage avec les mêmes conditions que leurs concerts à l’Olympia à Paris ou n’importe quel autre festival dans le monde». Et il alterne : «Il faut savoir que ces concerts sont organisés dans des salles de 3000 ou 3500 personnes et que le prix du billet est de 80 ou 70 Euros». Pour info, la salle du Barcelo est ne peut accueillir plus de 1200 personnes. Il reprend : «Sauf que, nous, on a des frais supplémentaires par rapport aux autres événements. Il y a les billets d’avion et le transport des moyens logistiques de l’étranger pour assurer aux artistes ce qu’ils exigent dans leurs fiches techniques». Présente aussi lors de la conférence de presse, Ikram Ellouze, chargé des relations publiques chez Tunisiana, intervient : «On ne peut pas comparer le niveau de vie des Français à celui des Tunisiens. Notre implication vient dans ce sens. C’est pour avoir le billet, à 40 ou 50 dinars au lieu de 180 dinars». L’opérateur intervient donc pour donner un petit coup de pouce aux budgets serrés, et à nos portemonnaies.

«Tunisiana contribue à Jazz à Carthage à hauteur du tiers du budget total de la manifestation» précise Mathari. Et la responsable de l’opérateur privé martèle «On est co-fondateur. Et on tient à garder ce partenariat». Reste à espérer que Tunisiana ne soit pas un cas isolé et que d’autres sociétés opérant en Tunisie daignent accorder autant d’intérêt à la culture.

Thameur Mekki

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