Tunisie : Petite histoire du téléphone portable

Les Nokia 3210 et 3310, le Motorola startac, le Ericsson GH 688  représentent beaucoup plus que de simple modèles de téléphones portables, car ils sont le symbole de toute une génération. Que diriez-vous d’un petit retour dans le passé ?

Démocratisé à partir des années 90 auprès du grand public, le téléphone portable n’a cessé depuis, d’évoluer jusqu’à atteindre sa forme actuelle : le  smartphone (ou téléphones intelligents).

Considéré comme objet  de frime pour certains et outil de travail pour d’autres, il est pour ainsi dire devenu  plus indispensable que jamais dans notre quotidien. Nous avons donc décidé de replonger dans le passé, en retraçant brièvement l’évolution de la téléphonie mobile en Tunisie, histoire de réveiller en vous quelques souvenirs nostalgiques liés à votre premier GSM…

Le début de l’épopée du téléphone mobile en Tunisie remonte à 1998. C’est à cette date que la première ligne GSM a été inaugurée par l’opérateur Tunisie Télécom. A l’époque, rares étaient ceux qui possédaient ce précieux sésame, limité généralement aux hommes d’affaires ainsi qu’aux plus hauts fonctionnaires de l’Etat…Certains appareils, semblables à des Talkie-walkies, ont ainsi commencé à faire leur apparition. Vous vous rappelez sans doute des modèles GH337  et GH688  du constructeur suédois  Ericsson, du Startac de Motorola, premier mobile à clapet où encore des Nokia   5110 et 5165 ?…

A partir des années 2000, parmi les Motorola, Sony Ericsson, Alcatel et autres marques, c’est sans doute le finlandais Nokia qui a eu le plus de succès en Tunisie.

C’est d’ailleurs à cette époque qu’ont commencé à apparaitre les tous premiers frimeurs qui exhibaient fièrement, dans les cours des lycées et des facultés, leur Nokia 3210. Ce modèle légendaire, a eu un réel succès auprès des jeunes, qui le trouvaient beaucoup plus tendance par rapport aux modèles précédents,  notamment à cause de sa forme compacte, dénuée d’antenne, de ses jeux intégrés dont l’indémodable Snake et de son dictionnaire T9. Par la suite, la firme Nokia a sorti le 3310 dont le succés ne s’est pas fait attendre avec plus de 126 millions d’unités vendus à travers le monde !

Plusieurs variantes ont ensuite suivis comme les 3315, 3320, 3330, 3350 suivis d’autres modèles (6600,1100…). Les boutiques de réparation et surtout de «déblocage» de gsm ont depuis fait florès en Tunisie, répondant ainsi à une demande croissante.

En parallèle, les concurrents du finlandais faisaient également parler d’eux comme le japonais Sony, qui malgré le timide succès  de son modèle CMD  Z5, a rapidement su remonter la pente après sa fusion avec le suédois Ericsson en 2001. La marque éponyme Sony-Ericsson était née ! On doit d’ailleurs à cette dernière quelques  modèles qui ont pas mal fait parler d’eux, comme le T68i, T610, T630, K700…

Quant à l’américain Motorola,  ce n’est qu’à partir de l’année 2004 que ses modèles ont commencé  à se distinguer, grâce à  leur design métallique, ultra plat, par rapport au reste des téléphones monobloc qui sévissaient à cette période. On cite par exemple les modèles  phares de l’époque comme les  modèles RAZR V3, ROCK E1, SLVR L6 et L7… Mais depuis, les marques sud-coréennes comme LG et Samsung les ont sérieusement bousculés. Les jeunes Tunisiens semblent effectivement avoir jeté leur dévolu sur ces appareils au meilleur rapport qualité-prix.

Objet contemporain et  symbole incontestable de l’ère du numérique, cette extraordinaire trouvaille pourrait sans aucun doute se prévaloir comme étant l’invention du siècle. Et vous, quel souvenir gardez-vous de votre ancien téléphone ? 

Samy Ben Naceur

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