Tunisie : Pour des villes plus intelligentes

L’expérience de Sidi Bou Said permettra d’utiliser, à grande échelle, la fibre optique comme nouveau support de connexion se substituant ainsi à l’ADSL. Mais une ville intelligente n’est pas seulement une ville connectée à Internet.

A l’occasion de la journée Mondiale des Télécommunications et de la Société de l’Information, l’association des Sup’Telecoms tunisiens a organisé, le vendredi 14 mai, une journée d’étude sur le thème «Mieux vivre dans la ville grâce aux TIC au technopôle d’El Ghazela. Un panel composé de plusieurs dirigeants de sociétés actives dans la technologie de communication ont évoqué l’importance de la connexion haut-débit dans l’évolution des villes ainsi que son impact économique.

M. Kim Laraquii de la société Ericsson a ainsi mis en relief qu’une ville intelligente n’est pas seulement une ville connectée à Internet, c’est aussi une ville qui respecte l’environnement avec des solutions technologiques moins énergivores. Ces technologies de communications doivent faciliter l’accès à la formation et l’éducation, à l’information et aux loisirs multimédia. «La croissance du débit de connexion à Internet est en relation stricte avec la croissance du PIB national dans les pays émergent» déclare M. Laraquii en rapportant les analyses de la Banque Mondiale de décembre 2009. «Des grands prestataires de services commencent maintenant à bâtir leur propre réseau de connexion à très haut débit. C’est le cas de Google». D’après l’orateur, ce schéma permet une meilleure gestion des débits, et permettra d’améliorer les services tout en maitrisant les coûts.

Du très haut débit à Sidi Bou Saïd

Adel Gaaloul DG de la SOTETEL a parlé du projet expérimental du déploiement du réseau de fibre optique jusqu’à la maison de l’abonné, le FTTH. Il a par la même occasion évoqué la technologie retenue pour ce type de réseau à très haut débit : le G-PON. C’est-à-dire qu’une fibre optique qui sort du central téléphonique sera mutualisée entre plusieurs abonnés. L’avantage de cette technologie est qu’elle est moins énergivore que la Peer 2 Peer (chaque fibre optique d’un abonné est individuelle de bout en bout).

L’expérience de Sidi Bou Said permettra d’utiliser, à grande échelle, la fibre optique comme nouveau support de connexion se substituant ainsi à l’ADSL. Il permettra également de relier les Node B (les antennes relais utilisées dans un réseau mobile 3G) aux serveurs de l’opérateur. Ceci permettra d’avoir une qualité de service optimale pour la voix et les données (Data). D’autant plus que la 3G se généralisera chez Tunisie Telecom et Tunisiana une fois que l’exclusivité accordée à Orange sera expirée. La liaison en fibre optique pourrait donc être un tremplin pour le lancement de nouveaux services comme la télévision par Internet (au stade d’expérimentation selon les propos de la SOTETEL) ou encore la TNT sur le mobile.

La télé numérique terrestre

Au sujet de la télévision numérique terrestre (TNT), l’Office National de la Télédiffusion (ONT) représenté par son DG Issam Laarif, a exposé l’évolution de la numérisation du signal télé en Tunisie. 17 stations d’émissions des ondes hertziennes au total (6 au nord, 5 au centre et 6 au sud) couvrent une grande partie de la population en TNT. L’ONT table sur une couverture dépassant les 90% du la population en fin 2010 et l’installation de nouvelles stations pour couvrir les zones blanches en 2011 jusqu’à atteindre le 100% de couverture.

L’ONT assurera la TNT en MPEG 4 sur un seul multiplex de 24 Mb/s qui diffusera en Simple Définition (SD) format 4:3. Les chaines nationales diffusées actuellement en analogique seront également retransmises par le biais de ce multiplexe. Ce dernier diffusera jusqu’à 8 programmes en SD et une chaine en en Haute Définition (HD).

Welid Naffati

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