Tunisie : FEST «pour le peuple, pas pour l’élite»

«Notre objectif est de sortir de l’underground. On fait de la qualité pour le peuple et pas pour l’élite» déclare l’organisateur du FEST. Du jeudi 03 au dimanche 06
juin 2010, l’Acropolium de Carthage accueillera l’art numérique sous ses multiples formes.

Performances, concerts, expositions, installations et ciné-concert sont au programme du FEST. Durant ces quatre jours, de 11h jusqu’à 01h, les activités s’alterneront à la cathédrale.

La programmation se décline en quatre thématiques «arts numérique et installations», «concerts et ciné-mix», «apéros sonores» (15h-19h), et «après midi sonores» (19h-20h). Tout est gratos excepté les concerts (de 20h à 01h). Le prix du billet est fixé à 15d. Pour assister à tous les concerts, des pass pour les quatre soirées sont disponibles à 45d avec comme cadeau, «Esmaa», une compil originale produite par l’équipe du FEST.

Soutenu par la commission européenne, ce festival dédié à la culture électronique organisé par l’association parisienne Echos Electriques en est à sa quatrième édition. «Quand on a commencé en 2007, on se retrouvait avec 50 personnes dans la salle. Voilà que nous recevons 600 ou 700 personnes en 2010 aux événements de l’E-FEST» déclare Afif Riahi, organisateur du FEST.

Pas pour l’élite…

Privilégiant la découverte, l’équipe du FEST présente fréquemment des artistes de pays et d’horizons divers dans le but d’apporter une vision de la musique électronique différente de celle véhiculée par les boites de nuit et le monde du clubbing en Tunisie. «Nous sommes une association financée par la Commission Européenne. On n’a pas d’obligation à faire du gain. Nous cherchons à faire découvrir la culture numérique internationale. En Tunisie, le grand public fait l’amalgame entre Djing et clubbing, d’une part, et musique électronique, de l’autre. On cherche à clarifier ceci» explique Afif Riahi, initiateur de ce projet.

«Notre objectif est de sortir de l’underground. On fait de la qualité pour le peuple et pas pour l’élite» déclare Afif Riahi, organisateur du FEST, lors d’une conférence de presse tenue vendredi 28 mai 2010.

Dans cette lignée, un rapprochement du grand public est tenté à travers une programmation variée. «Nous tentons d’assurer un certain équilibre entre découverte et mainstream (courant principal, tendance dominante)» affirme l’organisateur.

La Tunisie digitale en force !

«La présence d’artistes tunisiens étant pour le FEST toujours une priorité» mentionne le communiqué de presse de la manifestation. Le Tunisien Krux sera sur scène, jeudi 03
juin, lors du concert de l’ouverture. Quant à Hayej et SKNDR, ils présenteront
leur musique au concert du vendredi 04 juin.

De son côté, l’incontournable figure de la scène electro tunisienne, Shinigami San, est au programme des «après midi sonores». De 15h à 19h, son set, «Frequencity Session», nous emportera, dimanche 06 juin, dans une séance d’écoute et de découverte de son univers musical.
Ensuite, place à Sami Majri alias Nu Dense Smoke à partir de 19h pour une heure de performance live.

Mis à part cette pléiade de musiciens electro, des figures de l’art visuel tunisien participeront également au FEST. Haythem Zakaria et Farah Khelil exposent chacun, une installation interactive. Associée à Olivier Ratsi, Wafa Ben Romdhane nous propose une installation scénographique très particulière.

Pour l’organisation du FEST, une association parisienne a lancé le projet. La commission européenne a assuré le financement. Longtemps confinés dans l’ombre de l’underground, des artistes tunisiens ont finalement rencontré leurs concitoyens.

Thameur Mekki

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