La révolution démocratique du web

Internet constitue aussi une « révolution démocratique », analyse Dominique Cardon dans son petit livre intitulé « La démocratie Internet. Promesses et limites ». Alors que la démocratie élective s’est traduite par une concentration du pouvoir au profit des élites, sur Internet, le grand public « prend la parole sans qu’on le lui demande. Il s’expose sans vergogne pour créer de nouveaux liens sociaux. Il produit des connaissances sans s’en remettre à d’autres. Il définit lui-même les sujets dont il veut débattre. Il s’organise. » Certes, Google présente certains traits de Big Brother, et la communauté des internautes reproduit les inégalités du monde réel. Mais « entendu comme principe démocratique, Internet est bien plus une chance qu’un danger », plaide-t-il. Nourrie d’exemples, son analyse fait mouche.

Une partie du livre est consacrée à la remise en cause par Internet, et Facebook en particulier, de la distinction classique entre les espaces public et privé. « La communication privée en public est l’une des formes d’échange les plus originales qui soient apparues avec les réseaux sociaux de l’Internet. »

Dominique Cardon est un sociologue, spécialiste des usages sociaux des nouvelles technologies.

« La démocratie Internet. Promesses et limites », Seuil-La République des idées, 104 pages, 11,50 euros (soit 23 de nos dinars).

Source : Les Echos

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