Tunisie : L’Or Noir de Tarek Ben Ammar

Dès la semaine prochaine, J.J Annaud tournera son dernier film «Or Noir», à Matmata. Avec des stars du calibre d’Antonio Banderas. Le choix de la Tunisie n’est pas uniquement dû à nos paysages. Ce film aurait coûté 80 millions de nos dinars. Mais rien n’est trop cher pour Tarek Ben Ammar.

Après avoir joué les premiers rôles dans des superproductions mondiales comme la «Guerre des Etoiles», «Les Aventuriers de l’arche perdue», «Le Patient anglais», voici que Matmata et ses fantastiques paysages lunaires serviront de nouveau la cause du cinéma. C’est en effet dans cette ville du sud tunisien que Jean-Jacques Annaud tournera, durant 14 semaines son «Or Noir». Le premier coup de manivelle sera donné la semaine prochaine. Il s’agit de nouveau d’une superproduction, avec en tête d’affiche des stars du calibre d’Antonio Banderas, l’algéro-françaisTahar Rahim (la révélation de «Un Prophète», César 2010 du meilleur acteur et du meilleur espoir masculin), ainsi que l’actrice indienne Freida Pinto, récemment élue sixième plus belle femme au monde par le magazine américain «People».

Des comédiens tunisiens comme Hichem Rostom et Lotfi Dziri auront aussi leur part, ainsi que l’assistant-réalisateur Samir Harbaoui. Une bonne centaine d’acteurs bien de chez nous participeront aussi à une aventure, qui mettra également à contribution nos techniciens. Et on saura que le choix de la Tunisie n’est pas uniquement dû à la beauté de nos paysages.

«Or Noir» est produit par Tarek Ben Ammar. Le tournage se déroulera ainsi aussi dans les studios de Hammamet. Selon le site cinemateaser.com, 40 millions d’euros (soit 80 millions de nos dinars) ont été alloués pour la production du film. Ce qui fait de ce long-métrage, l’un des plus chers de l’année, en Europe. Mais puisqu’il s’agit d’or noir, la démesure semble être de rigueur.

Tarek Ben Ammar explique son concept : «Le film expose la relation entre le pétrole et l’Islam en Arabie, et le clash entre modernité et tradition qui a façonné la région pour les décennies à venir. Les thèmes sont toujours d’actualité : est-ce que le pétrole est un avantage ? Quels sont les pays qui ont su l’utiliser intelligemment ? Quels sont ceux qui sont restés fidèles à leur culture et leur religion tout en se modernisant ? Il n’y pas eu de film comme celui-ci sur la péninsule arabique depuis Lawrence d’Arabie». Et l’idée de ce long-métrage n’est pas née d’hier, elle a germé dans le cerveau du producteur il y a une trentaine d’années. M. Ben Ammar précise : «J’avais mis une première option sur le livre en 1978 quand je commençais ma carrière de producteur de cinéma».

Le livre ? Il s’agit du roman “La Soif noire”, de l’écrivain suisse Hans Ruesch, qui a servi de trame pour le scénario du long-métrage. Les événements du film se déroulent dans les années 30. Avec à la clé les rivalités princières qui sévissent au Proche-Orient, les bouleversements sociaux, les guerres qu’a impliqué la découverte de la manne pétrolière. La malédiction de l’or noir, en somme, vue par un romancier suisse, puis revue et corrigée par un réalisateur français. On se féliciterait (presque) d’en manquer, de l’or noir tant controversé. Tant que la matière grise suffit à pallier les carences pétrolifères. Le film sortira en France le 23 novembre 2011. Tarek Ben Ammar nous réserverait-il une surprise en le lançant en même temps dans les salles de Tunis ?

LBC

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