Tunisie: Les fils (illégitimes) de YouTube et de Facebook

Face à l’absence flagrante des portails officiellement dédiés à la vidéo du paysage virtuel tunisien, certains on dû improviser comme c’est le cas d’Antiglag, fruit d’un heureux mariage entre Facebook et Youtube !

Un tout nouveau site web répondant au nom évocateur d’d’Antiglag.com (littéralement anti-ennui) propose depuis peu, une sélection des vidéos qui ont créé le plus de buzz sur le web tunisien. Celles-ci sont classées selon un thème particulier: « Sport », Actualité et politique », « musique », « Sport et technologie »….bref, de quoi satisfaire l’envie des amateurs des séquences parfois inédites et amusantes.

La charte graphique du site (plus particulièrement celle du logo) est là pour rappeler un lointain cousin américain. La ressemblance est sûrement due à ce lien (hypertexte) de parenté. En clair : il s’agit d’un clin d’œil appuyé au grand site américain Youtube. Même typographie, même jeu de couleurs….sauf pour le jeu de mots tiré de notre derja nationale, qui a déjà fait des émules auparavant à l’instar de Kolchay, Tawataw ou encore le célèbre Mayfootekchay. Rappelons au passage que ce dernier a été promu en à peine quelques mois, au rang de site de vidéo streaming préféré des tunisiens. Anti-glag aurait-il pour ambition de devenir aussi célèbre que son grand frère ?

Quoi qu’il en soit, la sauce semble prendre pour ce nouvel arrivant, puisque qu’il a déjà su attirer l’attention de quelques médias et blogueurs tunisiens qui saluent cette initiative : PinkLemon lui attribue déjà le surnom de « Youtube like tunisien ». D’un autre coté, le magazine en ligne Webdo le qualifie même de « Youtube non censuré » !

Contrairement à son homologue situé outre atlantique, dont le contenu demeure inaccessible en Tunisie, l’intégralité des diffusions d’anti-glag sont hébergées par Facebook, donc a priori, pas de quoi craindre une éventuelle inaccessibilité (quoique…). On pourrait presque penser qu’il s’agit d’une revanche…à la tunisienne. Et ce, d’autant plus que les Tunisiens en sont arrivés par la force des choses, à presque considérer Facebook comme étant un site plus consacré au partage de vidéo en ligne, qu’au réseautage social… C’est que l’absence (remarquée) des portails officiellement dédiés à la vidéo du paysage virtuel de la Tunisie a aussi ses conséquences.

M.B.H

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