Libye : Bernard-Henry Levy pour une intervention militaire tuniso-égyptienne

 

Le philosophe français qui ne cache pas ses sympathies pour Israël, s’est fendu d’un article publié dans le «Point», dans lequel il appelle la Tunisie et l’Egypte à intervenir militairement en faveur de la Révolution Libyenne. Nous en reproduisons ici une partie.

«Il y a quelques semaines encore, Moubarak et Ben Ali auraient prié pour que le “Guide” redresse la situation et l’emporte.

Il y a quelques semaines, la sainte alliance des dictateurs aurait joué et, entre lénifiantes résolutions de la Ligue arabe et dénonciations tonitruantes du toujours commode “impérialisme américain”, l’on aurait discrètement aidé le collègue Kadhafi à remettre son peuple indocile au pas.

Aujourd’hui, la donne n’est plus la même et il n’est plus absurde d’imaginer une Tunisie et, surtout, une Egypte ayant la réaction exactement inverse : souhaiter la victoire des insurgés ; aider la part libérée du pays à se doter de ces embryons de structures politiques sans quoi elle retombera, tôt ou tard, en servitude ; voire faire acte de solidarité active en aidant le peuple libyen, qui a déjà tant fait et tant payé, à achever de se débarrasser du criminel contre l’humanité qui règne à Tripoli depuis quarante ans.

L’armée égyptienne, qui reste la clé de voûte du régime, est la plus puissante du Moyen-Orient arabe. Elle est suréquipée grâce au flot d’aide venue, depuis des décennies, de feu l’Union soviétique puis des Etats-Unis. Elle n’a pas craint, jadis, au nom d’un panarabisme qui n’avait, lui, pour le coup, rien de démocratique, d’exporter avec succès, et à la pointe des baïonnettes, les principes du nassérisme au Yémen.

Eh bien, il lui suffirait de montrer les dents pour que la soldatesque fidèle à Kadhafi, son dernier carré de tueurs et de mercenaires, se débande sans demander son reste et ne lui laisse d’autre choix que le dernier bunker – ou La Haye. Ce serait l’intérêt des Egyptiens et Tunisiens qui n’ont rien à gagner à voir le chaos s’installer à leurs frontières et risquer de déstabiliser leurs fragiles et incertaines républiques».

(L’article est disponible sur le site de l’hebdomadaire français Le Point).

Source : Le Point

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