Tunisie : Les chameaux de «L’Or Noir»

 

Il s’agit bien d’une superproduction arabe, à en voir le désert, les dunes et les dromadaires. Avec les cartes postales orientalisantes qui devraient séduire les ménagères de moins de 50 ans d’Europe et d’Amérique. Mais seuls les chameaux sont véritablement arabes. CQFD.

dromadaire“Or noir” est sur les écrans. Le film produit par Tarak Ben Ammar est tiré d’un roman écrit par un suisse, réalisé par le français Jean-Jacques Annaud, et joué par des occidentaux, avec pour seule touche orientale, la présence de l’actrice indienne Freida Pinto, dans le rôle de la princesse arabe. Il en faut bien une pour assurer la danse des sept voiles. Bon il y a tout de même Antonio Banderas, et il a sans doute du sang andalous dans les veines. Presque un cousin, donc.

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Le film s’inscrit donc clairement dans la tradition hollywoodienne, et il sera d’ailleurs distribué au niveau international par deux majors, en l’occurrence Warner et Universal. On relèvera également la participation qatarie. Le film a paraît-il été applaudi à l’Emirat, qui, décidément, est de moins en discret dans notre pays.

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Il n’empêche. Il s’agit bien d’une superproduction arabe, à en voir le désert, les dunes et les dromadaires. Avec les cartes postales orientalisantes qui devraient séduire les ménagères de moins de 50 ans d’Europe et d’Amérique. Et puis Jean-Jacques Annaud s’y connait en matière d’exotisme, puisqu’il a déjà réalisé «Sept ans au Tibet». Et puis du désert à l’Himalaya, il n’y a qu’un pas, d’autant plus que le monde n’est plus qu’un village global.

Mais allons, ne boudons pas notre plaisir. Et puis les chiens aboient, les chameaux blatèrent, mais la caravane passe. Et après tout, il paraît que les dromadaires du film sont bien originaires du monde arabe, même s’il arrive que les chameliers du Golfe, adeptes des courses, en importent aussi d’Australie. Mais inutile de déblatérer outre mesure sur le sujet. Réjouissons-nous, plutôt. Tarek Ben Ammar, copropriétaire de la chaîne Nessma, compte consacrer un film à Mohamed Bouazizi.

 

MK

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