Tunisie : Dhafer L’Abidine, entre autres Hkayet Tounsia

 

2011, l’année de la Révolution, aura également été faste pour le cinéma tunisien. A croire que le 7eme art s’est abreuvé aux sources révolutionnaires. De nouvelles productions, avec même, dans certains cas, des innovations retentissantes, avec la projection attendue du premier vrai thriller tunisien.

dhafer-2Dhafer L’Abidine, l’éternel jeune premier de notre télé, le plus londonien des acteurs tunisiens, frappe également un grand coup cette année 2011. Après avoir suscité l’intérêt des groupies avec les piquants feuilletons de Cactus Productions, après s’être fait mousser dans des pubs pour des boissons gazeuses, Dhafer, qui a déjà fait des apparitions remarquées dans des séries américaines comme Sex and the City, revient en force.

Il a en effet été retenu pour jouer dans «Nemesis», une série américaine de huit épisodes, lancée Frank Spotnitz, le producteur des cultissimes «X-Files». La série dans laquelle notre héros se glissera dans la peau d’un businessman français promet déjà d’être un succès. Le réalisateur, S.J Clarkson qui a déjà à son actif des séries comme Dr House et Dexter, le promet ! En d’autres termes, encore un trophée à accrocher au tableau de chasse de Dhafer L’Abidine, excusez du peu !

Et puisque Dhafer ne semble rater aucune production audiovisuelle digne de ce nom, il s’invitera même dans «Fausses Notes» le thriller à l’américaine concocté tout récemment par le brillant Majdi Smiri, rappeur, comédien, artiste protéiforme.

majdi-smiriAprès s’être illustré dans le feuilleton ramadanesque d’Hannibal TV « Njoum Ellil», Smiri menace de faire un carton ses «Fausses Notes». Majdi fait ainsi étalage de son talent, après en avoir dévoilé une partie avec un clip dédié à Lotfi Abdelli. Et pour le coup, avec ces nouvelles notes, Majdi Smiri défriche des terres inexplorées pour notre cinéma plus habitué à projeter les sempiternelles images de cartes postales suintant d’un exotisme de pacotille.

histoires_tunisiennesDans un autre rayon plus conventionnel, (à l’aune de l’expérience cinématographique nationale), les Tunisiens pourront également aller voir «Hkayet Tounsia», également façonné en 2011, puisque le visa de distribution lui a été accordé. Une rumeur avait pourtant secoué le secteur, puisque des «bruits» laissaient croire que le film allait être censuré car jugé peu islamiquement correct. Et pour cause : le long-métrage réalisé par Nada Hfayedh veut toucher aux «tabous» de la société tunisienne, jugée conservatrice malgré des apparences permissives. L’alcool, la drogue, les relations hommes-femmes, (et même hommes-hommes) sont ainsi une nouvelles fois «disséquées», pour faire l’objet d’un film, dont le côté «osé», ne manquera sans doute pas de susciter la polémique.

Autant de productions, donc, qui tenteront de réconcilier les Tunisiens avec leurs salles obscures en voie de disparition. De quoi essayer d’oublier un contexte politique et social guère divertissant, grâce à la contribution du grand écran.

 

MK

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