Tunisie : CinéMadart, une nouvelle salle de cinéma est née !

 

CinéMadart, une nouvelle salle de cinéma a ouvert ses portes, lundi 16 janvier, à Carthage Dermech. Avec trois séances par jour sauf mardi, les instigateurs de ce projet culturel veulent commencer fort. Ils ont même ressuscité le bon vieux Cinéfils.

cine-madart-1«Je partage l’idée de ce projet avec Amel Saadallah depuis 2 ans. De 2007 à 2009, il y avait le cinéclub «Cinéfils». Et depuis, on construit notre projet. On connaît depuis longtemps les exploitants de Mad’Art. C’est un espace culturel qui existe depuis un moment et avec lequel on a déjà collaboré», ainsi revient le réalisateur et promoteur culturel Kais Zaied sur la genèse de son aventure.

Les deux passionnés ont frappé à toutes les portes, des ministères et autres possibles financeurs, et n’ont rien obtenu. Heureusement, leur projet trouve à s’épanouir dans la solidarité et la complémentarité qui fondent le milieu culturel, dans les liens humains, et surtout grâce à l’implication de tous, familles et amis. Il devient CinéMadart en étant accueilli dans l’espace culturel, Mad’Art, dirigé par Raja Ben Ammar et Moncef Sayem.

Kais et Amel nous ont expliqué les axes de cette nouvelle salle de cinéma. 3 projections quotidiennes (15h30, 18h30, 21h00) d’un film tunisien ou international, et les mardis Cinéfils pour des rencontres et des débats à 19h. Ces derniers seront complétés, mensuellement ou trimestriellement, par des «événements éclectiques (ciné-concerts, rétrospectives, voyages au bout de la nuit, installations vidéos…), parfois simplement festifs et d’autres fois tournés vers la réflexion, l’analyse, et les débats » affirme le duo.

affiche-winou-babaCinéMadart a commencé sa programmation, lundi 16 janvier, avec le long-métrage «Winou Baba» de Jilani Saadi parce que cela leur semblait «important et significatif pour un démarrage de se pencher sur un film d’auteur tunisien, récent et inédit». Cette semaine, c’était au tour de «Tendresse de loup», et la semaine prochaine, «Khorma», deux films du même réalisateur. Le mois de février, lui, sera placé sous le signe des documentaires, avec, mais ce n’est pas encore certain, un mouvement de caravanes documentaires dans le pays qui sera impulsé via le CinéMadart.

Ainsi, même si Cinéfils n’est plus, l’âme du collectif, ce «mouvement d’en-vie» (comme ils le définissent) perdure «sous la bienveillance, les conseils et propositions des autres membres du noyau initial». CinéMadart ambitionne « de soutenir et d’appuyer la production nationale et de s’ouvrir aux cinémas du monde, tous genres et formats confondus. Avec un choix qui se fera en fonction de l’actualité, du contexte, de la demande, des propositions, de la qualité artistique, de l’apport intellectuel et du potentiel d’attraction».

Pour conclure, souhaitons que la fibre cinéphile de ces mordus du septième art contamine rapidement leurs concitoyens afin d’assurer la pérennité de ce projet ambitieux qui ne peut pour l’instant pas compter sur les financeurs publics.

 

Léna C.

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