Tunisie : l’ingénieur Messâad Khammassi propose des solutions pour lutter contre les mauvaises herbes

Une recherche appliquée pour la lutte contre les mauvaises herbes et la maîtrise de leur envahissement, en particulier, dans les grandes cultures, a recommandé l’introduction de plantations, dites à effets allopathiques, telles que l’avoine, l’orge, la luzerne et la féverole. L’étude préconise également la rotation culturale (l’assolement) dans les fermes agricoles pour préserver la fertilité des sols.

Mercredi, Messâad Khammassi, ingénieur agricole spécialisé dans la protection des plantes à l’INGC, a déclaré, lors d’une journée d’information consacrée à la présentation des résultats de ce travail de recherche, mené par l’Institut National des Grandes Cultures (INGC) et l’Institut National Agronomique de Tunisie (INAT), va aider à élaborer une stratégie durable, laquelle sera annoncée d’ici la fin de cette année.

Il s’agit d’une stratégie intégrée de lutte agricole et chimique basée principalement sur la rationalisation du programme de traitement chimique, à travers l’introduction de tous les groupes des pesticides.

“L’Agriculteur trouve des difficultés dans la lutte contre ces herbes qui résistent aux pesticides. Ainsi, des le millepertuis (herbe de la Saint-Jean), qui existe au Nord Ouest (Kef et Siliana) a envahi, aujourd’hui, les bonnes terres riches en matières organiques à Béja et Bizerte. Ces mauvaises herbes résultent de l’absence du labour au cours de la saison estivale, la monoculture et l’absence d’utilisation de la charrue à socs”, a expliqué l’ingénieur.

Selon lui, les plantations telles que l’avoine, la luzerne et la féverole ont un effet opposé à cette mauvaise herbe, appelant les agriculteurs à planter aussi, le colza et l’orge pour résoudre le problème des mauvaises herbes.

De son coté Dorsaf Hellal, ingénieure principale à l’INGC a fait savoir qu’une nouvelle application baptisée “Nutrient Expert” qui permet la gestion de la fertilisation des céréales et la rationalisation de la fertilisation des grandes cultures vient d’être mise en place pour cette saison agricole.

Cette application qui est le fruit d’une convention entre l’INGC et le bureau régional Nord Afrique de l’Institut international de Nutrition des plantes (IPNI) aide l’agriculteur à la prise de décision. Elle évalue les pratiques actuelles de la gestion des nutriments, recommande une stratégie de fertilisation (bonne source, bonne dose, bon moment et bon endroit) et compare le bénéfice actuel et attendu des pratiques actuelles et recommandées. L’application est téléchargeable gratuitement sur le site de l’INGC et par le biais de support androïd.

Avec tap

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