Facebook n’a pas réussi à bloquer 20% des vidéos de la tuerie de Christchurch en Nouvelle-Zélande

Facebook a déclaré avoir retiré 1,5 million de vidéos de son site dans les 24 heures qui ont suivi la diffusion par un tireur de son attaque sur deux mosquées en Nouvelle-Zélande, faisant 50 morts peut-on lire dans un post de Techcrunch.

Dans une série de tweets, Mia Garlick, de Facebook, a déclaré qu’un total de 1,2 million de vidéos avait été bloqué au moment du téléchargement. « Les vidéos qui incluaient l’éloge ou le soutien de l’attaque ont également été supprimées », a-t-elle déclaré en précisant que le géant des réseaux sociaux avait utilisé pour cela, toute une combinaison de technologies automatisées comme la détection audio ou encore des chatbot.

Par ailleurs, Facebook n’a pas expliqué pourquoi les 300 000 vidéos n’avaient pas été capturées lors du téléchargement, ce qui représente un taux d’échec de 20%.

TechCrunch a trouvé plusieurs vidéos postées sur Facebook plus de 12 heures après l’attaque. Certains sites demandent à Facebook de publier les chiffres de l’engagement – tels que le nombre de de vues, de partages et de réactions – qui ont été effectués avant que les vidéos ne soient retirées, ce qui, selon la critique, constitue une mesure plus précise de la propagation des vidéos.

Rappelons qu’une attaque meurtrière perpétrée par un terroriste d’extrême droite a fait une cinquantaine de morts vendredi dernier, dans deux mosquées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

Le tireur présumé, âgé de 28 ans, accusé de meurtre, a diffusé la vidéo sur Facebook à l’aide d’une caméra montée sur la tête, utilisée généralement pour enregistrer des événements sportifs à la première personne.

Moins d’une heure après l’attaque, Facebook a fermé le compte de l’attaquant, mais la vidéo avait déjà été partagée sur Facebook, Twitter et YouTube.

Le tireur s’est décrit comme un fasciste auto-proclamé, selon un «manifeste» qu’il a affiché peu de temps avant les attentats. Les entreprises de technologie ont été critiquées pour ne pas avoir réagi à la menace émergente de violence associée au nationalisme blanc, par rapport aux actions engagées contre des contenus en faveur du soi-disant groupe État islamique et de la diffusion d’images de maltraitance d’enfants.

La première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, a déclaré dimanche que les géants des médias sociaux tels que Facebook devraient s’interroger quant à leurs futurs réactions, face à de tels événements.

S.B.N

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