Foire du livre de Tunis 2019 : 11 ouvrages en lice pour remporter les 4 prix de la 35e édition

Dans le cadre de la 35ème édition de la Foire du livre de Tunis (FILT2019) qui se tiendra du 5 au 14 avril 2019 au palais des expositions du Kram, 11 ouvrages seront en compétition pour remporter 4 prix, à savoir le Prix Béchir Khraief pour le roman, le Prix Ali Douagi pour la nouvelle, le Prix Sadok Mazigh de traductions vers l’arabe et le prix Tahar Haddad des études en littérature et sciences humaines.

Le thème fédérateur du programme culturel de cette 35 ème édition de la Foire Internationale du Livre de Tunis est “Libertés individuelles et égalité”. L’annonce des prix aura lieu le jour de l’ouverture de la FILT 2019.

Les ouvrages en lice pour remporter les prix de la FILT 2019 sont :

Prix Béchir KHRAIEF pour le roman :

· Slah BERGAOUI, « Kazma », Tunis : Meskeliani éditions, 2013, 307 pages

L’auteur, né en 1959 à Bargou (Séliana), a occupé les fonctions de juge puis d’avocat. Il est actuellement député dans l’Assemblée des Représentants du Peuple. « Kazma » est sa première œuvre ; il y a retracé la genèse, dans la foulée de la révolution, du personnage du terroriste en Tunisie. La trame du roman est bien structurée, l’écriture réaliste et le style assez soutenu. Dans plusieurs passages, le discours a réussi à pénétrer la psychologie du terroriste.

·   Tarek CHIBANI, « Lella Sayyda », Tunis : Zeineb éditions 2018, 234 pages

L’auteur, né en 1973 à Tunis, est titulaire d’une maîtrise d’arabe, obtenue à la faculté des Lettres de la Manouba. Actuellement, il est installé en Allemagne. Son recueil de nouvelles « Hykayet la tahoummouk » a remporté le prix Ali DOUAGI pour la nouvelle lors de la 33ème édition de la Foire Internationale du Livre de Tunis.

Dans le roman « Lella Sayyda », une ex-prostituée raconte au narrateur les péripéties d’une vie fortement ballotée et décrit son acharnement mis à sortir du gouffre et retrouver sa dignité. Ce récit a servi de cadre à plusieurs mini-récits qui retracent à grands traits certains aspects de l’histoire de la Tunisie depuis l’aube de l’indépendance jusqu’à la fin des années quatre-vingt du siècle dernier. L’écriture est réaliste, la trame bien agencée.

·  Chafik TARGUI, « Barbara », Tunis : Meskiliani éditions 2018, 275 pages

L’auteur, né en 1976 à Hammet Jerid, est titulaire d’une maîtrise d’arabe, obtenue à la faculté des lettres de la Manouba. Il a publié deux recueils de poésie et un roman, « Lavazza », qui a remporté le prix littéraire de Dubaï.

« Barbara » est un véritable laboratoire d’écriture : son langage est puisé dans les textes des grands prosateurs arabes à l’instar d’Al Tawhidi, alors que sa thématique est foncièrement moderne. La narration développe une recherche sur certaines catégories et thèmes, dont la poésie, la littérature, la femme, l’argent, le bonheur, le malheur, la pluie, la vie, la mort, la révolution, le paradis…

Prix Ali DOUAGI pour la nouvelle :

·         Ridha BEN SALAH « Taqarir tounissiya mouharraba » (rapports tunisiens préservés), Tunis : Waraqa éditions, 2018, 95 pages L’auteur est nouvelliste, scénariste et critique littéraire.

L’univers imaginaire de ce recueil de nouvelles est tiré de notre histoire immédiate, l’accent y est mis sur certaines mutations et quelques paradoxes qui donnent à penser. L’écriture expérimente divers modes de narration, alterne rationnel et irrationnel et dévoile un réel complexe.

·         Sofiane REJEB « Assaa al akhira » (la dernière heure), Tunis : Mayara éditions, 2018, 118 pages. L’auteur, né en 1979 à Ennfidha, est fonctionnaire au Ministère des Affaires Culturelles.

Les univers imaginaires construits par ce recueil de nouvelles sont tirés de l’histoire de la Tunisie pendant la révolution. Les personnages, en quête d’une sortie de crise, sont empêtrés dans l’illusion et la misère. L’écriture construit une sorte de conscience critique et invite à une réflexion métaphysique.

·         Raoudha SELMI, « Samira wa akhawatouha » (Samira et ses sœurs), Tunis : Zeineb éditions, 2018, 113 pages. L’écrivaine, née en 1974, est nouvelliste et auteure de pièces de théâtre pour enfants. Elle a remporté, en 2009, le prix Mustapha AZZOUZ de littérature pour enfants.

Dans ce recueil de nouvelles, Raoudha SELMI dépeint un univers féminin hanté par la peur et l’inconnu ; les pages regorgent de plusieurs menus détails de la vie quotidienne. Le style est cinématographique, au rythme accéléré, sobre et poétique.

Prix Sadok MAZIGH de traduction vers l’arabe :

·         Hedi JATLAOUI, « Al-naqd al-adabi » (traduction du livre « Critique littéraire » de Fabrice THUMEREL), Tunis : Tanouir éditions, 2019, 356 pages. Le traducteur, né en 1949 à Sousse, est Professeur de l’enseignement supérieur, spécialité littérature et civilisation arabes.

L’œuvre traduite, « Al-naqd al-adabi », est un aperçu sur les différentes approches de critique littéraire dans la deuxième moitié du xx siècle, surtout en France. L’auteur y aborde également des questions de littérature, de poésie et de langue. La traduction est à la fois belle et fidèle.

·         Walid Ahmed FERCHICHI, « Ar-rajoul alladhi kana yara min khilal al woujouh » (Traduction du livre « l’homme qui voyait à travers les visages » d’Éric-Emmanuel SCHMIDT), Tunis : Meskiliani éditions, 2019, 432 pages. Le traducteur est poète et nouvelliste. Ce roman a été vivement salué par les critiques et traduit en plusieurs langues. L’auteur y traite philosophiquement le phénomène du terrorisme.

Le traducteur a réussi à rendre les subtilités du texte original dans un langage précis et élégant.

 

Prix Tahar HADDAD des études en littérature et sciences humaines :

·         Mohamed HADDAD, « Al -Dawla al aliqa » (l’Etat bloqué), Tunis : Tanouir éditions,2018, 350 pages. L’auteur est Professeur de l’enseignement supérieur, spécialité : civilisation arabe et études des religions comparées.

Dans cet ouvrage, il expose sa thèse concernant les obstacles à l’instauration « d’un Etat de citoyenneté » dans les pays arabes, relève la richesse, l’étendue et l’ouverture du programme des réformes proposées par les Zouama al Islah au 19 Siècle et dévoile le projet rétrograde de l’Islam politique en comparaison avec celui des réformateurs du xix siècle.

·         Lotfi AISSA, « Akhbar al-tounissiyyin » (Chroniques des Tunisiens), Tunis : Meskiliani éditions, 2019, 350 pages. L’auteur est Professeur de l’enseignement supérieur, spécialiste en histoire culturelle et anthropologie historique.

Dans cet ouvrage, il expose une étude sur l’horizon mental du tunisien des temps modernes et trace les grandes lignes de certaines des représentations des tunisiens et de leurs projets. Il en a puisé les éléments dans des sources qui n’intéressaient pas d’habitude les historiens en Tunisie. C’est un livre qui s’inscrit dans un projet ambitieux d’histoire culturelle de la Tunisie moderne.

·         Samia KASSAB CHARFI & Adel KHEDHER, « Un siècle de littérature en Tunisie (1900-2017) », Paris : Honoré Champion, 2019, 548 pages. Les auteurs sont respectivement Professeurs de l’enseignement supérieur en lettres françaises et lettres arabes.

Leur livre est une synthèse réussie de l’ensemble de la production littéraire et des essais critiques, écrits en langue arabe ou en langue française par des auteurs tunisiens et édités au cours de plus d’un siècle.

Les titres sont classés par noms d’auteurs selon l’ordre alphabétique. Les comités des Prix de la FILT sont présidés par M. Hichem RIFI. Le Prix Fatma HADDAD des études philosophiques ne sera pas décerné cette année faute de niveau requis de certains ouvrages et pour non appartenance au champ philosophique pour d’autres.

Tekiano

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