Le photographe Slown propose l’exposition “Khanka”, une expérience virtuelle sur le mal-être tunisien

Le photographe et cinéaste tunisien Slown propose aux internautes de découvrir son nouveau projet artistique, un exposition virtuelle intitulée “Khanka” ou Asphyxie Tunisienne traitant du thème le mal-être tunisien, et se basant sur une série de photographies réalisées fin 2019.

En ces temps difficiles où la culture et l’art sont rétrogradés aux non-essentielles, j’avais à cœur de partager avec vous une exposition pas comme les autres, déclare le photographe tunisien.  L’artiste use des codes de l’art orientaliste pour donner naissance à ces muses qui incarnent dans chaque œuvre, un sentiment, une observation ou un fantasme lié à ce sentiment d’asphyxie.

Cette nouvelle offre culturelle, une expérience artistique virtuelle inédite, ludique et ouverte au grand public. Son objectif est d’offrir le plaisir de l’art en attendant le retour à la normale qui aura comme aboutissement l’avènement d’une grande exposition Khanka dans le réel.

Dans sa démarche artistique, et dans son travail plastique, Slown a expliqué avoir fait le choix de la composition et de la mise en scène. C’est pour cela que depuis quelques années il crée des tableaux qui racontent une histoire ou qui créent une ambiance pour amener l’observateur à une réflexion ou à une émotion.

Démarche artistique: genèse de l’exposition Khanka 

Dans le cadre de la série Khanka, tout commence en 2015, lors d’une de ses expositions personnelles intitulée “Ma Tunisianité”. Un triptyque de cette imaginaire a été présenté au public. A ce moment là il avait explicité le rapport direct entre liberté d’expression, teintée par les attentats et les crises politiques à répétition, et ce sentiment d’asphyxie.

Son intention fut de transposer cette réalité visuellement dans le quotidien de personnages contemporains. Avec le temps, il s’est rendu compte que la thématique était plus vaste et semblait toucher quelque chose de bien plus profond que notre époque n’avait fait que révéler.

Adoptant cette logique, il est entré en réflexion afin de faire de cette série une œuvre plus universelle et contemporaine tout en réaffirmant la dimension artistique de la première série. Comme dans les œuvres en sépia de la grande dépression ou bien dans les tableaux d’Edward Hopper, il a cherché mes personnages, dans les thématiques qu’il avait à cœur de porter comme l’amour, la solitude, la tradition, la liberté, l’alcool … L’objet symbole est pour lui le masque à gaz, “car il nous renvoie directement à la guerre, à un monde hostile et à une soif de survie” note-t-il.

A propos de Slown : 

Slown, né à Tunis, vit à Paris, est un photographe et cinéaste surréaliste, enfant du pop art ou encore progéniture d’un mélange du genre. L’histoire artistique de Slown commence alors qu’il n’est encore qu’au lycée, il participe à un concourt de la Goethe institut ou il remporte le premier prix, s’en suivie alors plusieurs expositions jusqu’à sa première exposition personnelle ” Tunice, une autre vision de Tunis ” fort de ces expériences, il s’envole direction Montréal pour poursuivre ces études en photographie.

Trois ans plus tard Slown rentre en Tunisie et enchaîne par une série d’expo : ” Réalisateurs en portraits ” un travail qui s’est étalé en plusieurs éditions entre Tunis et Paris, des expositions collectives telle que le Salon d’Automne de Tunis, les Rencontres internationales de la photographie de Ghar el Melh, ou bien La Biennale d’art contemporain de Venise dans le cadre de Imago mundi tunisie de Luciano Benetton.

En 2015 qu’il collabore avec l’institut Français de Tunisie et signe une deuxième exposition personnelle ” Ma Tunisianité ” une relecture de l’identité nationale à travers le prisme de la Photo Fiction. Sans oublier son amour pour le cinéma qui se concrétise avec la réalisation avec une série de courts métrages “Le Temps, La Mort et Moi” , “La suite sans suite” ” Aie Love You” ou bien plus récemment avec ” Barisa “.

Depuis 2016 il s’installe à Paris et participe à plusieurs expériences collectives comme à l’institut du monde arabe ou bien à la galerie Arnaud Bard ainsi qu’une troisième exposition personnelle à la gallérie La LaLand avec « Photocratie » en 2018 : une auto-vision qui questionne son parcours en image.

Cliquez sur le lien de KHANKA; http://khanka.online/, pour découvrir une expérience virtuelle pour bien clôturer 2020. À regarder de préférence sur ordinateur ou tablette.

I.D.

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