Tunisie : En attente d’une reconnaissance juridique du droit à une alimentation saine

A peu près, 130 milles tonnes de riz importés de Thaïlande et de Pakistan ont été stockés dans des entrepôts et délaissés dans les ports tunisiens pendant plus de 5 mois. Cela a causé leur destruction. Périmés ou avariés, la vérité reste à découvrir.

D’après les dires de Moez Belhaj, président de la Commission de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, du commerce et les services liés à l’ARP, la cargaison emportée était déjà périmée depuis le début et ce après l’expertise de la commission.

Cette affirmation a été démentie par Madame Maryem Tlili, directrice de l’office de commerce de la Goulette. L’expertise prétend, que la cargaison a été touchée par des Acariens. Alors que d’autres présument qu’il s’agit d’aflatoxines.

Pour essayer de sauver ce qu’ils peuvent sauver, l’office de commerce a essayé de traiter le riz avec des insecticides. Mais les acariens ont déjà tout détruit.

La question qui se pose donc est de savoir qui est derrière cela et pourquoi tous ces mensonges à l’égard de l’opinion publique ?

Les responsables de l’office prétendent qu’il s’agit d’une mauvaise gestion des centenaires quant à leur enlèvement à temps.

Le président de la commission parlementaire de l’agriculture estime quant à lui et d’après l’expertise engagée en la matière qu’il s’agit d’une véritable corruption et d’une atteinte flagrante à la santé humaine.

A ce niveau, la constitution tunisienne prévoit dans son article 49 que « la loi fixe les modalités relatives aux droits et aux libertés qui sont garantis dans cette constitution que les conditions de leur exercice sans porter atteinte à leur essence. Ces moyens de contrôle ne sont mis en place que par la nécessité que demande un Etat civil démocratique et pour protéger les droits des tiers ou pour des raisons de sécurité publique, de défense nationale, de santé publique… ».

On, se demande donc où est le rôle de l’Etat dans ce scandale pour protéger la santé publique et quel est l’impact d’une telle perte sur les dépenses publiques ?

A ce niveau, l’office prétend que les quantités de riz vont être totalement détruite. Cependant, les mesures de traitement ont été déjà employées pour sauver le riz. Ces traitements, à savoir, les insecticides, ont des répercussions irréversibles pour la santé humaine et sont cancérigènes.

Cette mesure de traitement qui peut être adoptée, engendre des répercussions dangereuses et irrévocables à la santé de l’être humain et son environnement. En outre, les étrons des acariens qui sont invisibles à l’œil humaine se propagent d’une manière frénésique et sont cancérigènes.

On ajoute à ce niveau, que le droit à l’information quant à l’utilisation de tels traitements pour traiter les alimentations importées est totalement négligé.

Le consommateur ne trouve aucune indication quant à l’utilisation des produits toxiques pour soigner les alimentations.

A quand le droit à une alimentation saine sera juridiquement et éthiquement préconisé ?

Des mesures alternatives peuvent être déployées pour ôter l’emploi excessif des pesticides tels que l’alimentation biologique ou l’emploi d’engrais organiques. A ce niveau, des incitations financières sont proposées aux agriculteurs qui s’engagent dans ce genre d’agriculture.

D’après la fiche indicateur bio de l’observatoire nationale de l’agriculture qui date de mai 2019 « Une subvention de 50% sur le cout du matériel relatif aux équipements et outils spécifiques à l’agriculture biologique avec un plafond de 500 mille dinars, et une subvention de 50% sur le matériel et équipement spécifique à la production du compost et valorisation des déchets organiques. ». Reste à savoir que la culture biologique n’est pas encore optimisée en Tunisie à part quelques produits de e-commerce.

On cite à titre d’exemple les produits bio d’Elixir qui produit toute une gamme de produits issu de l’agriculture biologique (fruits, légumes, huile d’olive, épices, plantes aromatiques etc.).

Pour ce faire, il faut tout d’abord ancrer la conscience humaine à de tels sujets et leur ouvrir l’esprit à un tel engagement environnemental tout d’abord mais humain aussi.

Malek Nasri

 

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