Première édition du Workshop tuniso-suisse sur l’innovation pédagogique et l’employabilité

 

Sous l’égide de l’UTICA, l’EBS (Ecole Supérieure Privée d’Informatique et de Management), en collaboration avec l’University of Business and International Studies (UBIS-Suisse) et la Chambre tuniso-suisse de commerce et d’industrie, a organisé la première édition du Workshop tuniso-suisse au siège de l’UTICA, et ce le samedi 06 décembre sous le thème «l’innovation pédagogique: moteur de l’employabilité pour l’entreprise».

A cette occasion, plusieurs personnalités étaient présentes, à l’instar du ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Hafedh Laâmouri, du président de l’Espima Business School (EBS), Abderaouf Najjar, du président d’UBIS-Suisse, de quelques membres du bureau de l’UTICA, des représentants de la Chambre tuniso-suisse de commerce et d’industrie, ainsi qu’une pléiade d’hommes d’affaires.

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«Cette première édition du workshop tuniso-suisse s’efforce à engager un débat fructueux et instructif entre les intervenants en matière d’enseignement supérieur et de la formation professionnelle. L’objectif recherché de cette initiative est de préparer un terrain favorable au développement d’une stratégie future qui puise ses fondements de l’innovation pédagogique, comme moteur de l’employabilité pour l’entreprise, thème principal de cette journée. L’expérience suisse représente un point fort, considérant nos importants rapports et l’approche déjà éprouvée dans leur système d’enseignement et de formation professionnelle», a souligné Abderaouf Najjar.

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Hafedh Laâmouri, de son côté, a salué cette initiative en espérant que les solutions proposées lors de ce Workshop seront salutaires pour rendre la formation des jeunes plus adaptés aux besoins des entreprises.

Améliorer l’employabilité des futurs diplômés

«Nous avons 232.000 sortants des universités, mais force est de constater que, actuellement, il y a une inadéquation entre formation et marché de l’emploi dans la mesure où le modèle économique tunisien n’est plus capable d’employer ce grand nombre de jeunes. Ce genre d’échange avec les partenaires suisses est donc bénéfique en vue de se servir de l’expérience helvétique dans la formation professionnelle et académique universitaire. Cet atelier présente une close supplémentaire de l’implication du secteur privé et de la société civile dans la contribution à la résolution du problème du chômage en Tunisie», a déclaré M. Laâmouri.

Ce workshop a permis aux participants d’échanger l’expérience de plusieurs entreprises et experts tuniso-suisses sur les stratégies ayant trait à la formation professionnelle, la formation continue, et la formation académique universitaire, et ce dans le but d’améliorer l’employabilité des futurs diplômés et une meilleure orientation dans la gestion des carrières.

En effet, cette rencontre a été l’opportunité de débattre des compétences de demain et orienter davantage la pédagogie et l’ingénierie de formation vers les métiers cibles.

Les enseignants-chercheurs de l’université, des universités publiques et leurs étudiants ont pu participer à un débat profond et opérationnel sur les différents thèmes des ateliers du workshop, en l’occurrence:

•Les défis actuels de la formation académique et professionnelle en Tunisie.

•L’approche suisse dans la formation professionnelle et académique universitaire.

•Le témoignage via des exemples de collaboration tuniso-suisse dans le domaine de la formation académique.

De nouveaux créneaux pour une employabilité à l’international

En outre, cette rencontre a permis d’apporter des solutions, afin d’améliorer l’enseignement supérieur en Tunisie afin de mieux l’adapter aux besoins du marché du travail, en s’inspirant du modèle suisse.

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Dans ce cadre, de nombreuses solutions ont été proposées par les experts dont:

– L’implication du secteur privé dans la résolution des problèmes du chômage: appel à l’UTICA pour que les professionnels s’impliquent davantage dans l’approche formation académique et professionnelle.

– Optimisation du marché de l’emploi à travers la recherche de nouveaux créneaux permettant d’avoir une employabilité à l’international et par conséquent, une formation à l’international.

– Prendre l’expérience suisse comme étant un exemple pour une meilleure employabilité.

– Développer les créneaux de partenariat entre universités tunisiennes et suisses tout en activant les échanges de formateurs et d’universitaires ainsi que des professionnels.

– Veiller à ce que la formation soit réellement continue et durable «le travail commence durant la formation et la formation continue après le travail».

– Rapprocher la formation académique et professionnelle des besoins réels de l’entreprise «le diplôme n’est pas une fin en soi mais un moyen pour défendre son employabilité».

– Axer les stages sur le côté pratique: orienter l’étudiant vers les secteurs à grandes valeurs ajoutées et ayant une capacité supérieure d’embauche et permettant la création de son propre projet.

– Développer un système mieux adapté qui prend en charge une grande partie des frais de formation engagés par l’entreprise en vue de l’impliquer beaucoup plus dans le système de l’innovation pédagogique.

– Orienter les cours dispensés par les universités -notamment privées- vers une connaissance parfaite de l’environnement de l’entreprise.

– Assoir un système de suivi et des insertions des jeunes diplômés dans la vie professionnelle.

– Encourager la vie associative des étudiants en bon terme de citoyenneté.

L’ajustement des méthodes de formation…

Enfin, cette rencontre a prouvé que la notion d’ingénierie de formation et la pédagogie personnalisée et innovante s’avère fondamentale pour une meilleure approche par les compétences. Le programme du workshop encourage ainsi l’actualisation et l’ajustement des méthodes de conception, de conduite et de formation, et ce, en fonction du marché de l’emploi.

L’expérience suisse a été présente à travers les interventions de plusieurs éminents experts, à l’instar de Jean-Pierre JOBIN, ancien directeur général de l’aéroport international de Genève et membre du conseil d’Administration de UBIS-Suisse, et Ludovic CHAKER, directeur de développement international à «University of Business and international Studies» à Genève.

Tekiano

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