Conférence-débat sur «Le renforcement de la présence des femmes chef d’entreprises dans les structures de l’UTICA»

La Chambre Nationale des Femmes Cheffes d’Entreprises (CNFCE), en partenariat avec L’Organisation Internationale du Travail (OIT) ont organisé, ce 29 janvier, une conférence-débat sur «  le renforcement de la présence des femmes chef d’entreprises dans les structures de l’UTICA».

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Cet événement a accueilli les représentants de la CNFCE, des représentants des bureaux de Tunis et du Caire de l’OIT, les femmes tunisiennes chefs d’entreprises, les membres de l’UTICA et tout particulièrement les présidents des structures professionnelles et/ou régionales, les responsables d’unités régionales des Femmes Cheffes d’Entreprises et quelques représentantes de la presse tunisienne.

La conférence a été ouverte par Raoudha Ben Sabeur, Présidente de la Chambre Nationale des Femmes Cheffes d’entreprises en présence de Badra Alawa et Eric Oeschlin de l’OIT, Hichem ELLOUMI, Vice Président de l’UTICA et S.E l’Ambassadrice de Finlande, Tanja Jaaskelainen.

Cette action conjointe de la CNFCE et de l’OIT entre dans le cadre du projet “Travail décent pour les femmes en Tunisie et en Egypte : voie à suivre après la révolution”, mis en œuvre par l’OIT et financé par le Ministère des Affaires Etrangères de Finlande (années 2012-2015) et qui a pour but de renforcer les capacités de la femme (en Tunisie et en Egypte) en vue de sa participation active et effective dans le marché du travail et l’amélioration des institutions du marché du travail.

Depuis 2013, la CNFCE et l’OIT mènent conjointement une réflexion sur la contribution des femmes cheffes d’entreprise à la performance du syndicat patronal tunisien qui permettrait de promouvoir l’importance d’une équité auprès des élus et des décideurs.

Une étude démontrait que le taux moyen de présence des femmes cheffes d’entreprises dans les structures nationales et régionales de l’UTICA ne dépasse pas 10% (soit une femme sur dix élus). En outre, les disparités sont énormes entre les régions lorsque par exemple, le Grand Tunis affiche des taux oscillant entre 9 et 14% selon ses gouvernorats tandis que Sfax ne dépasse pas les 6%. Tozeur reste la ville la mieux représentée avec un taux de 16%.

La présence féminine reste également excessivement faible dans de nombreuses fédérations professionnelles.

Dans son allocution d’ouverture, Hichem ELLOUMI a confirmé officiellement que le taux de présence des femmes cheffes d’entreprise dans les structures de l’UTICA devait atteindre les 30% alors qu’il ne dépasse pas actuellement les 10%.

Durant cette conférence, l’accent a été également mis sur les conditions plus précaires des femmes cheffes d’entreprises dans les régions : la nature informelle de leurs activités, la petite taille de leurs entreprises, l’absence de maturité intellectuelle et le manque de culture syndicale patronale constituent des freins à leur représentation dans les structures de l’UTICA.

Khalil GHARIANI, membre du Conseil Exécutif, annonçait, dans son discours de clôture, la nécessité de mettre en place les moyens et les outils concrets pour favoriser l’accès des femmes cheffes d’entreprises à toutes les structures de l’UTICA.

Parmi les nombreuses recommandations qui ont été retenues durant la Conférence, il a été noté :

– La mise en œuvre d’un plan de sensibilisation au niveau des bases de l’UTICA pour mobiliser les femmes cheffes d’entreprises dans les Unions Régionales et les chambres professionnelles régionales et locales,

– Le lancement d’une campagne de formation sur la culture syndicale patronale au niveau régional,

– La fixation d’un objectif d’un taux de 25 à 30% de participation des femmes cheffes d’entreprises dans toutes les structures de l’UTICA.
La prochaine étape de l’action consistera en une planification concrète au niveau régional pour inciter les femmes cheffes d’entreprises à s’intégrer aux structures syndicales.

Tekiano avec communiqué

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