Festival Tunis Tout Court 2026 : 16 courts-métrages et 40 ans de critique cinématographique en Tunisie
Le festival Tunis Tout Court organisé par l’Association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC), présidée par la réalisatrice et universitaire Ons Kammoun, revient du 1er au 4 octobre 2026 pour une 14e édition et investira cette année le Centre des arts Africa, dans les locaux de l’ancienne salle Africa à Tunis.

Cette 14e édition du festival Tunis Tout Court revient après six années d’interruption et une relance en 2025. Les cinéphiles pourront découvrir des projections, rencontres, ateliers et débats autour du court-métrage tunisien, avec une programmation placée sous le signe du genre cinématographique et de la critique.
Fiction, documentaire, animation et expérimentation y seront représentés, offrant un aperçu de la diversité des écritures actuelles. Dix prix seront attribués, dont le Grand Prix, les prix de la réalisation, du scénario, de l’image, du son, du montage, du décor et de l’interprétation, ainsi que le Prix du public.
Seize films ont été retenus en compétition parmi les candidatures reçues annonce l’ATPCC il s’agit de :
– « Casting » de Slim Sanheji,
– « Salopette » de Feryel Ben Boubaker,
– « Rhymes Weavers » de Salah Jday,
– « Saudade » d’Elyes Jeridi,
– « Sursis » de Tayaa Walid,
– « Sauver l’olivier » de Marwen Selmi,
– « Fadhel Jaziri, Work in Progress » de Faten Jaziri,
– « Al Wadiaa » de Hedy Krissaane,
– « Bord à bord » de Sahar El Echi, « Tissue » d’Anis Tounsi,
– « Je te ferai un film » d’Amani Jaafer,
– « The Image of Ants » de Mohamed Rachdi,
– « I’ve Known Rivers » de Saif Fradj et Esraa Elfeky,
– « On rougit d’abord de son crime, puis on s’y habitue » de Mariam Al Ferjani,
– « The Box » d’Amine Beldi
– et « Une journée presque ordinaire » de Slim Belhiba.
Le jury de la compétition des films sera présidé par Tahar Chikhaoui, avec Narjes Torchani et Ikbal Zalila, tandis que le jury de la critique sera présidé par Sadok Hammami, aux côtés de Faouzia Mezzi et Kamel Ben Ouanès.
Le thème du genre sera au centre du séminaire « Le court métrage tunisien à l’épreuve du genre », prévu le 3 octobre, autour des codes, des formes et des frontières qui structurent les récits cinématographiques contemporains.
La critique cinématographique au cœur des 40 ans de l’ATPCC
Cette édition revêt une importance particulière puisque l’ATPCC célèbre ses 40 ans. Le festival consacrera ainsi une partie importante de sa programmation à l’histoire de la critique cinématographique en Tunisie et à son rôle dans l’accompagnement du cinéma national.
Le séminaire « 40 ans de critique cinématographique en Tunisie », prévu le 4 octobre, reviendra sur quatre décennies de textes, de revues, de débats et de pratiques critiques. La deuxième édition de la compétition d’articles critiques prolongera cette réflexion avec dix textes répartis entre trois catégories : article scientifique, article journalistique et discours de réception en ligne.
La formation complète ce volet avec deux ateliers : l’un consacré à la médiation culturelle, animé par Hedi Khelil, et l’autre à l’écriture critique, dirigé par Tahar Chikhaoui.
Le festival prévoit également la présentation, le 2 octobre, de l’ouvrage collectif « Le court-métrage tunisien post-2011 : Récits d’une génération en mouvement », consacré aux nouvelles écritures apparues après 2011.
La programmation de Tunis Tout Court 2026 sera marquée par une dimension mémorielle. La soirée d’ouverture, le 1er octobre, rendra hommage à quatre cinéastes tunisiens disparus : Ahmed Bennys, Ali Labidi, Taoufik El Behi et Fadhel Jaziri.
Quatre œuvres seront projetées à cette occasion : « Mohammedia » (1974, 32 min) d’Ahmed Bennys, « Histoire de l’histoire » (1982, 10 min) d’Ali Labidi, « Train… Train » (2006, 8 min) de Taoufik El Behi et « Fadhel Jaziri, Work in Progress » (2025, 12 min) de Faten Jaziri.
La clôture sera consacrée aux courts-métrages de Fitouri Belhiba, qui animera également une master-class. Après plusieurs années en retrait de la scène cinématographique, le réalisateur sera ainsi au centre d’un échange consacré à son parcours et à son œuvre.
Durant quatre jours, le festival Tunis Tout Court 2026 cherchera ainsi à renforcer la visibilité du court-métrage tunisien, tout en créant des espaces de discussion autour des œuvres. Au-delà de la compétition officielle, les ateliers et les rencontres permettront de rapprocher réalisateurs, critiques et public et de donner une place aux différentes manières de parler du cinéma.
Tekiano
Plus : Event Kult TopNews







