Dessinateurs de Tunisie pour BD japonaise

La culture Manga compte, désormais, des adeptes tunisiens. Les Mangaka débutants de chez nous se sont réunis autour d’un Mangaka allemand confirmé. Les bandes dessinées nippones dans leur version tunisienne s’exposent au Mad’Art de Carthage.

Ils viennent du pays du Soleil Levant. Ils ont bercé l’enfance d’une génération. Au fil des années, ils ont capté l’attention des jeunes et des moins jeunes. Maintenant, ils ont gagné en notoriété au point de prendre une dimension universelle, non seulement avec leurs millions de fans mais aussi grâce à leurs adeptes. Ce sont les Manga !

Et voilà que les Mangaka, auteurs de ces bandes dessinées nippones, ne sont plus exclusivement de nationalité japonaise. René Scheibe illustre la nouvelle tendance, puisqu’il s’agit là d’un Mangaka allemand. Il était en Tunisie à l’occasion d’un atelier qui l’a réuni avec ses homologues tunisiens. Parce qu’effectivement, il existe désormais des amateurs tunisiens engagés dans la voie de cet art. Ce workshop tenu le 3 et le 4 avril, sous la houlette de l’Institut Goethe et l’Ambassade de l’Allemagne en Tunisie, nous a permis de nous en rendre compte.

René Scheibe, Mangaka encadreur de cet atelier, est né en 1989 dans la ville allemande d’Iéna. C’est le premier Mangaka allemand à avoir publié au Japon dans la prestigieuse revue «Shonen Jump». Il a débuté sa carrière de dessinateur dès son plus jeune âge. A l’âge de 16 ans, il a commencé à s’initier au style Manga. En 2005, René Scheibe a remporté le prix «Shonen – Jump – Banzai». Il a signé son premier grand Manga «Puppenkrise» en 2008.

Les œuvres qui ont été créées au cours de workshop sont exposées au Mad’Art de Carthage du mercredi 7 au vendredi 30 avril 2010. Les travaux d’environ une quinzaine de Mangaka tunisiens, aux âges variant entre 6 et 32 ans, sont affichés dans la galerie de cet espace culturel.

La page consacrée à l’événement sur Facebook a rapidement fait le tour des groupes créés par les fans de Manga sur le réseau social. Des centaines de fans de ces bandes dessinées japonaises sont réunis autour de leur passion dans des groupes et des pages fan sur le réseau social. Les Mangaka tunisiens n’ont pas attendu cette expo pour exhiber leurs travaux. Aussi rares qu’ils soient, ils partagent leurs œuvres et échangent leurs expériences dans un groupe sur Facebook.

De l’Extrême Asie à l’Afrique du Nord, la culture Manga se propage et gagne en popularité très rapidement. Parmi les exposants tunisiens, certains n’ont pas encore fêté leur dixième printemps. Après les
premières étincelles du cinéma d’animation tunisien et
le succès de 2050, première série télé tunisienne en 3D, verra-t-on, un jour, des Manga tunisiens ?

Thameur Mekki

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