La Galère portugaise vue dans les mers tunisiennes: un organisme marin venimeux à éviter
La Galère portugaise ou galion portugais (Physalia physalis) a été récemment observée en ce début de la saison estivale sur les côtes tunisiennes. Plusieurs personnes ont rapporté via photos et vidéos la présence de cet organisme marin venimeux et dangereux dans les mers tunisiennes informe l’association TunSea.
La Galère portugaise bien qu’elle ressemble à une méduse et appartienne à la même famille (les cnidaires), n’en est pas une!

C’est quoi une Galère Portugaise ?
C’est une colonie de plusieurs organismes (polypes), qui flotte grâce à une poche gonflée de gaz de couleur bleue-violette de 10 à 30 cm. Les polypes travaillent ensemble et se composent de longs filaments peuvent atteindre 50 mètres. Ils sont extrêmement urticants.
Cet organisme dangereux flotte à la surface de l’eau et peut échouer à la plage. Il est reconnaissable à sa couleur bleutée et à sa voile. Son nom provient de sa ressemblance avec les anciens navires de guerre portugais.
Détection dans les mers Tunisiennes
Au cours des trois derniers jours, trois nouvelles observations ont été enregistrées, en Tunisie; en mer à Tabarka , dans le gouvernorat de Jendouba le 29 mai 2026, un spécimen mort sur la plage de Borj Cedria, dans le gouvernorat de Ben Arous le 30 mai et un autre le 31 mai en mer à Soliman, dans le gouvernorat de Nabeul, indique Tunsea.
L’association ajoute qu’heureusement aucun incident ni aucune blessure liés à ces observations n’ont été enregistrés, ce qui affirme que la sensibilisation scientifique, lorsqu’elle repose sur des informations fiables, peut aider les citoyens à identifier les risques potentiels et à agir de manière responsable, sans peur ni panique.
Originaire de l’océan Atlantique et non de la Méditerranée, cet organisme avait été observé pour la première fois en Tunisie en 1992. Sa piqûre peut provoquer de vives douleurs et des brûlures cutanées, tandis que sa toxicité persiste même après sa mort pendant plusieurs heures.
La présence de la galère portugaise sur les côtes tunisiennes durant ce début d’été demeure un phénomène naturel et temporaire, qui devrait se poursuivre encore quelques jours selon les conditions maritimes, les courants et les vents.
Galère portugaise : les bons réflexes à adopter sur les plages tunisiennes
Si vous observez une galère portugaise sur la plage ou dans l’eau, le plus important est de ne surtout pas la toucher, même si elle semble morte. Cet organisme marin reste extrêmement urticant plusieurs heures, voire plusieurs jours après son échouage.
Il est également conseillé de prévenir immédiatement les autres baigneurs ainsi que les maîtres-nageurs, car ses longs tentacules, souvent invisibles dans l’eau, peuvent s’étendre très loin. Et lorsqu’une galère portugaise est observée, il y en a généralement plusieurs dans les environs.
Que faire en cas de piqûre ?
En cas de contact, il faut sortir de l’eau immédiatement et éviter de frotter la zone touchée, car cela active davantage les cellules urticantes. Se comporter comme avec une piqure de méduse, rincez abondamment avec de l’eau de mer, jamais avec de l’eau douce, qui peut aggraver la douleur.
Les tentacules doivent être retirés délicatement à l’aide d’une pince, d’un bâton ou d’une carte rigide, mais jamais avec les doigts nus. Pour soulager la douleur, appliquez de la glace enveloppée dans un linge et prenez un antihistaminique si vous en avez à disposition.
La plateforme tunisienne de science participative et citoyenne Tunsea appelle tout le monde à rester vigilant et de photographier les spécimens observés en gardant la distance toute en précisant le lieu et la date. Elle rappelle aussi qu’il est très important de ne pas toucher les organismes marins inconnus.
S.B.
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